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    <title>Last posts on  roman policier</title>
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    <updated>2026-09-14T20:22:03+02:00</updated>
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        <author>
            <name>CEDRIC SEGAPELLI</name>
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        </author>
        <title>Chris Offutt : La Loi Des Collines / Shérif Malgré Lui. Dettes de sang.</title>
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        <updated>2026-09-12T21:26:00+02:00</updated>
        <published>2026-09-12T21:26:00+02:00</published>
        <summary>   Il est l'une des grandes figures littéraires de cette Amérique rurale, de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1426530&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/02/01/1723687900.jpeg&quot; alt=&quot;IMG_4660.jpeg&quot; /&gt;Il est l'une des grandes figures littéraires de cette Amérique rurale, de ces contrées de la marge qu'il n'a eu de cesse de mettre en avant dans l'ensemble de son oeuvre qui prend pour cadre ce Kentucky rugueux des Appalaches où il a grandi, notamment à Haldeman, au sein d'une communauté ouvrière, nichée au pied de ces contreforts montagneux et isolés que l'on désigne sous l'appellation des collines. Et comme de très nombreux écrivains de ce calibre, Chris Offutt a vécu une période de baroudeur en arpentant les Etats-Unis en stop tout en exerçant une multitude de boulots variés, que ce soit éboueur ou vendeur ainsi qu'employé dans un abattoir ou pour un cirque puis d'embarquer pour la France où il va séjourner durant six mois en vivant sur ses maigres économies qui, une fois épuisées, le contraignent à retourner au pays, où il se lancera dans l’écriture tout comme son père auteur d’une multitude de romans de sciences fiction et de fantaisy ainsi que d’un nombre considérable de textes à caractère pornographique qu’il rédigea sous le couvert de divers pseudonymes. De cette vie tumultueuse, Chris Offutt en tirera trois romans autobiographiques avant de publier un recueil de nouvelles, &lt;em&gt;Kentucky Straight&lt;/em&gt; (Gallmeister 2018) traduit par l’incontournable Philippe Garnier pour la collection La Noire chez Gallimard et repris par la suite par les éditions Gallmeister qui vont publier l’ensemble de ses textes et contribuer ainsi à une certaine renommée notamment avec &lt;em&gt;Nuits Appalaches&lt;/em&gt; (Gallmeister 2019) qui obtient en 2020 le prix Mystère de la critique. Outre ce profil de baroudeur, le romancier partage avec d’autres écrivains de son acabit, cette particularité&lt;/span&gt;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;de s’être éloigné des lieux où il a grandi et sur lesquels se concentre ses intrigues, à l’instar de James Ellroy ayant quitté Los Angeles pour vivre à Denver, James Lee Burke désertant la Louisiane pour s’établir à Missoula ou William Boyle qui s’est éloigné de Brooklyn pour s’installer à Oxford dans le Mississippi en devenant le voisin de Chris Offut qui ne compte pas retourner dans son Kentucky natal, hormis par l’entremise de sa série d’ouvrages mettant en scène Mick Hardin ancien Marines et enquêteur pour la police militaire qui revient à Rocksalt, une bourgade des Appalaches où il a vu le jour et au sein de laquelle sa soeur Linda endosse la fonction de shérif.&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-1426551&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/02/02/4018117350.jpeg&quot; alt=&quot;chris offutt,la loi des collines,shérif malgré lui,éditions gallmeister,litterature noire,blog min roman noir et bien serré,blog littéraire,retour de lecture,chronique littéraire,roman policier,roman noir,parution 2026,littérature américaine,country dark&quot; /&gt;La Loi Des Collines :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Cette fois-ci, ce n'est pas une blessure ou un divorce douloureux qui poussent Mike Hardin à revenir dans les collines de son Kentucky natal. Bénéficiant d'une retraite bien méritée, après 14 ans d'activité comme enquêteur du CID de l'armée américaine, il compte simplement se rendre à Rocksalt afin de saluer sa soeur Linda qui vient d'être réélue comme shérif, avant de s'envoler pour la France. Mais Linda et son adjoint Johnny sont sur une grosse affaire en lien avec le meurtre d'un mécanicien bien connu de la région ce qui contraint Mick à intervenir, à son corps défendant, sur une affaire mineur qui débouche sur des rumeurs de combats de coq clandestins et surtout sur la découverte d'un second cadavre. Et bien qu'il ne souhaite pas s'investir dans cette affaire, les événements vont le contraindre à poursuivre ses investigations qui vont le conduire du côté de Detroit en côtoyant les membres peu commodes de la pègre locale. Mais que ce soit dans les bois des collines ou dans les méandres d’une ville tentaculaires, Mick Hardin sait s’adapter à son environnement pour arriver à ses fins. Il ne reste plus qu’à espérer que son audace ne lui coûte pas la vie.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Troisième opus de la série, après &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/archive/2022/04/24/chris-offutt-les-gens-des-collines-la-loi-du-talion.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Les Gens Des Collines&lt;/em&gt; &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;(Gallmeister 2022) et &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/archive/2024/02/07/chris-offutt-les-fils-de-shifty-3354261.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Les Fils de Shifty&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (Gallmeister 2024), on retrouve avec un plaisir certain, dans &lt;em&gt;La Loi Des Collines&lt;/em&gt;, l’ensemble des protagonistes d’une série qui prend une tournure plutôt inattendue à l’exemple de cette évocation de la France et plus particulièrement de la Corse qui ne sort pas de nulle part puisque certains admirateurs francophones viennent rendre visite à Chris Offutt dans son antre reculé du Mississippi à l’instar du romancier Nicolas Mathieu ou du journaliste Sébastien Bonifay, directeur de Libri Mondi, un festival littéraire d’envergure &amp;nbsp;se déroulant à Bastia. Il semble que cette dernière rencontre ait marqué les deux hommes puisque Sébastien Bonifay en évoque les contours dans son ouvrage &lt;em&gt;(Not) Born In The USA &lt;/em&gt;(Marchialy 2026), retraçant son road trip aux Etats-Unis pour s’entretenir avec les écrivains qu’il admire tandis que Chris Offutt fait mention d’un mystérieux Sébastien installé en Corse qui apparait dans le cours de ce nouveau volet des aventures de Mick Hardin et que l’on retrouvera dans &lt;em&gt;Shérif Malgré Lui,&lt;/em&gt; tenez-le vous pour dit. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Hormis la Corse, on relèvera que Chris Offutt va s’opposer la ruralité abrasive du Kentucky à l’urbanisme tout aussi rugueux d’une ville de Détroit dans laquelle une part non négligeable de l’intrigue va se dérouler et où va apparaître Charley Flowers un individu charismatique tout aussi inquiétant que le décor urbain dans lequel il évolue et dont les échanges savoureux avec Mick Hardin laisse entrevoir une redoutable intelligence au service des trafics sur lesquels il règne sans partage. Mais c'est également autour de la personnalité de Linda Hardin que l'histoire se développe en mettant en avant cette femme shérif au caractère fort, à l'image de ce comté dont on se plait toujours à découvrir certains aspects du quotidien qui se déclinent autour de ses interventions et des rapports qu'elle entretien avec la communauté qui semble l'apprécier. Tout cela s'articule autour du thème des paris clandestins qui prennent une toute autre envergure dans cet environnement précaire où chaque dollar compte ce qui va déclencher toute une succession d'événements tragiques que Mick Hardin va donc devoir gérer en endossant une nouvelle fois le rôle de shérif adjoint ce qui lui permettra d'interpréter la loi à sa manière bien particulière. Et c'est ce que l'on apprécie avec cet homme aux traits de caractère complexes que Chris Offutt met en place avec un sens aiguisé de la narration afin de faire en sorte que l'arche narrative de l'ensemble de la série prenne davantage d'envergure dans ce cadre âpre du Kentucky qu'il restitue de manière admirable sans jamais tomber dans la caricature. On en redemande. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1426600&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/00/02/506013747.jpeg&quot; alt=&quot;chris offutt,la loi des collines,shérif malgré lui,éditions gallmeister,litterature noire,blog min roman noir et bien serré,blog littéraire,retour de lecture,chronique littéraire,roman policier,roman noir,parution 2026,littérature américaine,country dark&quot; /&gt;Shérif Malgré Lui :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;C'est officiel, Mike Hardin endosse désormais la fonction de shérif au sein de la petite ville de Rocksalt dans le Kentucky, ceci jusqu'à ce que sa soeur Linda, victime d'une blessure par balle, se soit rétablie. Le voilà qui parcoure donc les collines en gérant du mieux qu'il le peut les événements qui se présentent à lui à l’instar. Et autant dire qu'il n'est pas à l'aise dans ce rôle, ce d'autant plus que son ex femme Peggy le sollicite afin d'en savoir plus sur les circonstances qui font que Zack, son nouveau mari, vient d'être inculpé pour un meurtre qui s'est déroulé à la lisère du comté. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que des individus en provenance de Détroit viennent squatter la cabane de son grand-père qu'il vient de retaper, afin d'échapper à la menace de truands biélorusses prêts à en découdre. Autant dire qu'arpenter les forêts qui recouvrent les collines de la région ne va pas être de tout repos.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;D’emblée, il conviendra de lire tout d’abord &lt;em&gt;La Loi Des Collines&lt;/em&gt; afin de saisir toute la portée des différentes intrigues qui alimentent &lt;em&gt;Shérif Malgré Lui&lt;/em&gt; où l’on retrouve donc Mike Hardin ainsi que sa soeur Linda qui évoluent dans cet univers rural du Kentucky que Chris Offutt met en avant avec le talent qu’on lui connaît tant sur le plan des paysages qu’il dépeint avec cette verve à la fois sobre et poétique et qui devient bien plus qu’un simple décor, que sur le plan d’une narration, certes complexe, qui donne l’impression de partir dans tous les sens mais que le romancier finit par ramener à bon port en abordant notamment le thème des magouilles immobilières qui semblent déborder dans le comté d’Eldridge où les gens du coin vont s’opposer à quelques promoteurs véreux tandis que Mike Hardin va une nouvelle fois interpréter les lois à sa manière. Et pour parachever le tout, on relèvera cette confrontation finale imprégnée de tension,&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;prenant pour cadre cette fameuse forêt des collines devenant le théâtre d’événements tragiques aux allures de règlement de comptes à O.K. Corral mettant un terme à quelques intrigues secondaires alors que d’autres vont prendre naissance en relançant l’histoire dont on attend d’ores et déjà une suite. Mais la singularité du roman réside dans le parcours de Johnny Boy Tolliver, personnage secondaire qui gagne en maturité en trouvant refuge au sein du maquis corse et en se plaçant sous la protection de ce mystérieux Sebastien qui a partagé quelques faits d’arme avec Mick Hardin dont il semble être redevable. Et il faut bien admettre que Chris Offutt se révèle plutôt à l’aise pour mettre en scène cet environnement insulaire méditerranéen dont il a saisi les particularités sans trop tomber dans les clichés, ce qui fait que le récit prend une tournure inattendue qui lui évite donc de s’enliser dans les méandres d’un épilogue trop convenu. Et puis il y a toujours ces échanges vifs et savoureux mettant en exergue la mentalité à la fois rêche et généreuse de ces gens des collines du Kentucky auxquels on finit définitivement par s’attacher. C’est peut-être là que réside toute la magie de l’écriture de Chris Offut.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Chris Offutt : La Loi Des Collines (Code Of The Hills). Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anatole Pons-Reumaux.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Chris Offutt : Shérif Malgré Lui (The Reluctant Sheriff). Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Sophie Aslanides.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;A lire en écoutant : Heaven Sent de The SteelDrivers. Album : The SteelDrivers. 2008 Rounder Records.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>CEDRIC SEGAPELLI</name>
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        </author>
        <title>JAVIER CERCAS : TERRA ALTA. L’ESPAGNOLARD.</title>
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        <updated>2026-06-14T07:21:00+02:00</updated>
        <published>2026-06-14T07:21:00+02:00</published>
        <summary>     Il fait partie des grandes figures de la littérature espagnole...</summary>
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          &lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot;&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot; style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1421931&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/01/01/2667728554.jpeg&quot; alt=&quot;javier cercas,terra alta,actes sud,roman policier,blog mon roman noir et bien serré,chronique littéraire,littérature noire,littérature espagnole,blog littéraire,lecture 2026&quot; /&gt;Il fait partie des grandes figures de la littérature espagnole contemporaine avec cette particularité de se mettre en scène dans le cours de l'intrigue pour ce qui apparaît davantage comme une mise en abîme qu'une autofiction nombriliste, destinée à alimenter les thèmes qu'il aborde et qui s’articulent très fréquemment autour du dilemme lui permettant d'apporter un éclairage à la&amp;nbsp; fois pertinent et nuancé sur les zones d'ombre de l'histoire espagnole à l'instar de la guerre civile et du franquisme ou du séparatisme catalan. Egalement chroniqueur pour &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;s2&quot;&gt;El Pais&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot; style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt; tout en enseignant la littérature à l'université de Gérone, c’est à l’âge de quinze ans que Javier Cercas découvre l'oeuvre de Jorge Luis Borges qui sera l’une des grandes sources d’inspiration avec cette propension à mélanger les genres, procédé qu’il adoptera lui-même dès l’écriture de ses premiers romans. Et même s’il est doté d’une assise certaine au sein du milieu des lettres, ce romancier traduit dans plus d’une trentaine de langues et auréolé de prix prestigieux, s’inscrit dans une démarche de renouvellement lorsqu’il se lance dans une trilogie de romans policiers&amp;nbsp;où il met en scène Melchor Marín, policier tourmenté (encore un), dont la personnalité oscille entre un Llyod Hopkins de James Ellroy, un Philippe Marlowe de Raymond Chandler et une pincée de Maigret de Georges Simenon que Javier Cercas cite parmi les auteurs majeurs et évidents de la littérature noire tout en&amp;nbsp; faisant également allusion à Leonardo Sciascia et Dashiell Hammett ainsi qu’à son compatriote Manuel Vázquez Montalbán. Mais dans &lt;em&gt;Terra Alta&lt;/em&gt;, premier roman de la trilogie éponyme faisant référence à cette cormaque reculée de la Catalogne, c’est la figure tutélaire de Javert qui apparaît afin d’aborder le thème de cette soif de justice inextinguible et du dilemme qui en découle,&amp;nbsp; planant sur l’ensemble d’un texte d’envergure où l’on distingue ce mouvement indépendantiste qui imprègne cette région proche de l’Ebre, théâtre d’une longue bataille marquante de la guerre civile espagnole, avant le retrait des troupes républicaines et dont les souvenirs affleurent encore dans l’esprit des anciens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id=&quot;media-1421934&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/00/02/1655195054.2.jpeg&quot; alt=&quot;javier cercas,terra alta,actes sud,roman policier,blog mon roman noir et bien serré,chronique littéraire,littérature noire,littérature espagnole,blog littéraire,lecture 2026&quot; /&gt;En accord avec sa hiérarchie l’enquêteur Melchor Marìn a choisi d’être muté à Terra Alta afin de se mettre au vert à la suite de son acte héroïque qui lui a permis de contrer les attentats qui ont secoué les villes de Barcelone et de Cambrils. Désireux d’échapper à la notoriété grandissante dont il fait l’objet, le jeune policier aspire donc à d’avantage de quiétude au sein de cette commune reculée de la Catalogne qui porte encore&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot; style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;les stigmates de la bataille de l’Ebre. Mais à la suite de la découverte du couple Ardell sauvagement assassiné au sein de leur propriété, Melchor Marìn se rend bien compte que l’enquête s’enlise en dépit des moyens déployés afin d’identifier les auteurs ce crime abject. Qui pouvait en vouloir à ce couple de nonagénaire régnant sur l’entièreté de la région avec leur entreprise florissante de cartonnage employant la majeure partie de la communauté de Terra Alta ? Difficile de répondre à cette interrogation lancinante&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot; style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;même si Melchor Marìn s’acharne à examiner les éléments de l’enquête, lui qui aspire à ce que justice soit faite à l’image de Javert, ce personnage de Victor Hugo qui le fascine et auprès duquel il s’identifie tout comme celui de Jean Valjean dans les traces duquel il a pu cheminer au cours d’une jeunesse tourmentée dont les stigmates demeurent encore très présents. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot; style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1421935&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/02/02/3576088435.jpeg&quot; alt=&quot;javier cercas,terra alta,actes sud,roman policier,blog mon roman noir et bien serré,chronique littéraire,littérature noire,littérature espagnole,blog littéraire,lecture 2026&quot; /&gt;« La justice absolue peut être la plus absolue des injustices ». C’est autour de cette phrase lancée par un de ses supérieurs hiérarchiques que se définit la personnalité complexe de Melchor Marìn, policier en quête de vérité afin de faire notamment la lumière sur la tragédie qui a frappé sa mère et dont il cherche à retracer les circonstances qui entourent cette affaire trouble désormais classée mais qu’il a la volonté de déterrer. Javier Cercas façonne donc son récit autour du parcours de Melchor dont on adopte le point de vue en permanence au gré d’une enquête sur la mort abominable d’un notable de la région de Terra Alta et de son épouse alors qu’il est d’astreinte au sein du commissariat où il a été transféré, bien loin de la ville de Barcelone où il a toujours vécu. C’est de cette manière que l’on prend la mesure du parcours de jeunesse chaotique de ce policier tourmenté dont on découvre, par petites touches, certains aspects à mesure que l’on progresse dans le cours des investigations destinées à identifier qui sont les professionnels qui ont pu s’en prendre à ce couple Ardell très respecté au sein d’une communaute soudée et marquée par ce terrible événement. En dépit de son caractère individualiste et renfermé, Melchor Marìn parvient à s’intégrer dans cette région rurale et plus particulièrement avec ses collègues qui vont former une véritable équipe afin de confondre les auteurs de ce crime odieux. On est donc bien loin de cette image de l’enquêteur solitaire qui parviendrait à dénouer les fils d’une enquête envers et contre tous, pour davantage osciller vers une intrigue réaliste qui s’appuie sur les procédures policières que Javier Cercas fait en sorte de respecter ce qui lui permet de mettre en scène quelques personnages secondaires savoureux à l’instar du sergent Blai, indépendantiste catalan convaincu, mais sachant respecter le cadre légal auquel il est astreint en tant que policier. C’est ainsi qu’émerge en filigrane les thèmes chers à l’auteur que ce soit ce courant indépendantisme qui anime la province ainsi que les contours historiques de cette bataille de l’Ebre qui planent encore sur cette région reculée de l’Espagne que Javier Cercas dépeint notamment au travers du regard d’Olga, l’épouse de Melchor, qui dirige la bibliothèque municipale de la localité où ils vivent des jours heureux avec leur fille Causette. Une fois posés tous ces éléments qui apparaissent dans le cours d’une intrigue plutôt classique, on appréciera le fait que Javier Cercas s’emploie à déconstruire le schéma narratif de l’enquête policière, ceci plus particulièrement dans la seconde partie du roman qui se révèle beaucoup plus singulière qu’il n’y parait, en puisant dans la mémoire d’un passé historique de la région se révélant tout aussi tourmenté que ce jeune policier auquel, l’air de rien, le lecteur s’est immanquablement attaché et que l’on se réjouit déjà de retrouver dans les deux opus d’une trilogie qui promet d’être extrêmement dense. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Javier Cercas : Terra Alta. Editions Actes Sud. Collection Lettres hispaniques 2021. Traduit de l'espagnol par Alexandre Grujičić et Karine Louesdon.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;A lire en écoutant : Blue American de Placebo. Album : Black Market Music. 2000 Elevator Lady Ltd.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>CEDRIC SEGAPELLI</name>
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        <title>Frédéric Andrei : L'Homme Assis Au Carrefour de Chabottes. C'est moi le boss.</title>
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        <updated>2026-05-27T16:50:00+02:00</updated>
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        <summary>   Lu dans le cadre du festival LIBRI MONDI broie du noir à Luri en Corse (30...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.monromannoiretbienserre.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1420866&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/02/02/1670761651.jpeg&quot; alt=&quot;frédéric andrei,l’homme assis au carrefour de chamottes,la manufacture de livres,roman policier,thriller,sleuther,lecture 2026,parution 2025,blog mon roman noir et bien serré,littérature noire,libri mondi,blog littéraire,retour de lecture,chronique littéraire&quot; /&gt;Lu dans le cadre du festival LIBRI MONDI broie du noir à Luri en Corse (30 mai 2026).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Pas bien certain que l’on se rappelle de son premier grand rôle dans &lt;em&gt;Diva&lt;/em&gt; de Jean-Jacques Beinex où il interprétait un facteur subjugué par une cantatrice incarnée par la sublime Wilhelmenia Wiggins Fernandez, guère moins connue que Barbara Hendricks à qui le réalisateur souhaitait confier le rôle dans un premier temps. Frédéric Andrei apparaissait donc dans ce film marquant à l’improbable esthétisme léché des eighties, en entamant ainsi une carrière sporadique d’acteur aussi bien pour le cinéma que pour la télévision où il travaille également comme documentariste pour un grand nombre d’émissions emblématiques comme &lt;em&gt;Faut pas Rêver &lt;/em&gt;ou &lt;em&gt;Envoyé Spécial&lt;/em&gt;. A cela s’ajoute des activités de producteur et de réalisateur ainsi que dans le domaine du théâtre, ce qui fait qu’il entamera sa carrière de romancier dans la cinquantaine en publiant chez Albin Michel trois romans policiers mettant en scène Nicholas Dennac, un ancien journaliste d’investigation devenu charpentier et prenant pour cadre le vaste territoire des Etats-Unis où &lt;img id=&quot;media-1420876&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/01/02/3040789824.jpeg&quot; alt=&quot;frédéric andrei,l’homme assis au carrefour de chamottes,la manufacture de livres,roman policier,thriller,sleuther,lecture 2026,parution 2025,blog mon roman noir et bien serré,littérature noire,libri mondi,blog littéraire,retour de lecture,chronique littéraire&quot; /&gt;il mènera des enquêtes en lien avec les grands sujets sensibles du pays que ce soit les injustices sociales dans &lt;em&gt;Riches A En Mourir&lt;/em&gt; (Albin Michel 2014), la conditions des amérindiens dans &lt;em&gt;Bad Land&lt;/em&gt; (Albin Michel 2016) et l'exploitation du gaz de schiste dans &lt;em&gt;L'Histoire De La Reine Des Putes &lt;/em&gt;&amp;nbsp;(Albin Michel 2020). Mais en 2025, Frédéric Andrei change de décor et d'éditeur puisqu'il intègre La Manufacture de livres en publiant &lt;em&gt;L'Homme Assis Au Carrefour De Chabottes&lt;/em&gt;, une intrigue aussi singulière que géniale se déroulant dans la région montagneuse de Grenoble où l'on découvre, par le biais d'un long interrogatoire, les activités d'un « sleuther&quot; qui vient d'être hospitalisé à la suite d'une blessure par balle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1420875&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/01/01/777874872.jpeg&quot; alt=&quot;frédéric andrei,l’homme assis au carrefour de chamottes,la manufacture de livres,roman policier,thriller,sleuther,lecture 2026,parution 2025,blog mon roman noir et bien serré,littérature noire,libri mondi,blog littéraire,retour de lecture,chronique littéraire&quot; /&gt;En tant que gendarme adjoint volontaire, Chloé Gutman est chargée de consigner la déposition de Loïc Payan qui a été admis à l'hôpital pour une blessure par balle qui a failli lui coûter la vie. C'est le commandant du peloton de gendarmerie qui est chargé de l'interrogatoire sur les circonstances d'une affaire dont elle ignore tous les tenants et aboutissants. Bien vite, elle comprend qu'on la laisse volontairement dans le flou, tandis que d'autres enquêteurs, dont elle ne connaît ni la fonction ni le service auquel ils sont rattachés, vont intervenir au cours d'un interrogatoire qui va révéler quelques éléments troubles d'une affaire en lien avec le meurtre d'une randonneuse que l'on a retrouvée à proximité d'une station de ski de la région. Quel rapport Loïc Rayan a-t-il avec ce fait divers ? Et qu’est devenue sa femme qu'il réclame sans cesse ? Et se peut-il qu'un tueur en série sévisse dans les environs sans que les autorités ne se soient aperçues de quelque chose ?&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot; style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1420884&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/02/00/866826222.jpeg&quot; alt=&quot;frédéric andrei,l’homme assis au carrefour de chamottes,la manufacture de livres,roman policier,thriller,sleuther,lecture 2026,parution 2025,blog mon roman noir et bien serré,littérature noire,libri mondi,blog littéraire,retour de lecture,chronique littéraire&quot; /&gt;Dans le paysage de la littérature noire, il y a toujours eu ce personnage de l’enquêteur amateur ridiculisant les forces de police&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;avec son esprit de déduction, souvent hors norme, sa ténacité et parfois son audace à toute épreuve lui promettant de&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;venir à bout des énigmes les plus insolubles. On a donc croisé le détective privé bien évidemment, mais également le journaliste et même la vieille dame espiègle résolvant des affaires sur lesquelles la police s’était cassée les dents du fait d’un mélange de stupidité, d’incompétence et de négligence. Et avec l’avènement d’Internet, on ne s’étonnera pas que ce genre des personnages aient suscité quelques vocations d’individus désireux de démontrer leur supériorité en se lançant dans la résolutions de &lt;em&gt;cold case&lt;/em&gt; dans ce qui apparaît comme un loisir qu’ils partagent avec d’autres sur les forums des réseaux sociaux et que l’on désigne désormais sous l’appellation de sleuther désignant ces cyber-enquêteurs amateurs. Avec &lt;em&gt;L’Homme Assis Au Carrefour De Chabottes&lt;/em&gt;, Frédéric Andrei s’empare donc de ce phénomène au gré d’une intrigue tendue, s’articulant autour de la personnalité de Loïc Payan, banal électricien, qui s’adonne donc à ce cyber loisir d’enquêtes criminelles prenant de plus en plus d’ampleur à mesure qu’il réalise qu’il peut s’émanciper d’une épouse et de sa belle-famille écrasantes qui ont toujours eux l’ascendant sur lui. L’enjeu est donc de savoir si cet enquêteur en herbe est un véritable génie dans ce qui apparait comme une véritable traque au serial killer sévissant dans cette région montagneuse des Alpes françaises que Frédéric Andrei met véritablement en valeur au gré d’un récit saisissant qui prend parfois quelques petites tonalités poétiques à l’instar du superbe titre de ce singulier roman prenant l’allure d’un thriller. L’autre enjeu de l’intrigue se focalise autour de Chloé Gutman, cette jeune gendarme adjointe volontaire cherchant à comprendre les circonstances d’une affaire criminelle dont elle n’a jamais eu connaissance alors qu’elle est chargée de rédiger le procès-verbal de l’interrogatoire&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;de Loïc Payan qu’elle ne connaît pas du tout. Ainsi le récit prend forme autour de cet interrogatoire mené par plusieurs enquêteurs issus de services qui ne font que renforcer la part de mystère emanant de ce texte d’une redoutable habilité qui s’inscrit dans une dimension de réalisme à toute épreuve, bien éloigné de ces thrillers grotesques et outranciers. Ainsi, au gré de la progression de cet interrogatoire mystérieux, le lecteur sera balloté de certitudes en retournements de situation semant à nouveau le doute que Frédéric Andrei met en scène avec un immense talent pour faire en sorte de nous immerger au sein de cet univers étrange des sleuthers, véritable incarnation d’égocentrisme et de vanité que l’auteur a su retranscrire à la perfection dans &lt;em&gt;L’Homme Assis Au Carrefour De Chabottes&lt;/em&gt; qui se lit quasiment d’une traite. Un sans faute pour ce romancier qui sera présent à l’occasion du festival Libri Mondi broie du noir qui se tiendra le samedi 30 mai 2026 à Luri en Corse.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Frédéric Andrei : L'Homme Assis Au Carrefour de Chabottes. Editions La Manufacture de livres 2025.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;A lire en écoutant : The Magnificent Seven de The Clash. Album : From Here to Eternity.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>CEDRIC SEGAPELLI</name>
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        <title>Victor Del Árbol : Le Temps Des Bêtes Féroces. Partie de chasse.</title>
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        <updated>2026-05-21T10:14:00+02:00</updated>
        <published>2026-05-21T10:14:00+02:00</published>
        <summary>   Lecture dans le cadre du festival Libri Mondi broie du noir (30 mai 2026)....</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1420546&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/01/02/2329925656.jpeg&quot; alt=&quot;victor del arbol,le temps des bêtes féroces,actes sud,actes noirs,blog littéraire,blog mon roman noir et bien serré,parution 2026,littérature espagnole,roman noir,roman policier,littérature noire,chronique littéraire,festival libri mondi&quot; /&gt;Lecture dans le cadre du festival Libri Mondi broie du noir (30 mai 2026).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Chez Actes Sud, le marketing a ses raisons que la raison ignore, ce qui fait qu'&lt;em style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/archive/2015/03/29/nicolas-mathieu-aux-animaux-la-guerre-chronique-de-la-deshum.html&quot;&gt;Aux Animaux La Guerre&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;(Babel 2026), premier roman de Nicolas Mathieu, a désormais intégré la collection blanche de Babel en se débarrassant ainsi de l'infâme label noir qui ornait sa couverture faisant d'ailleurs l'objet d'une nouvelle illustration afin de célébrer ce transfert salutaire. On rétorquera que le récit se situait à la lisière des genres avec une connotation sociale extrêmement dense qui semble donc avoir supplanté les codes du roman noir. Et il est vrai que plusieurs auteurs de la collection Babel Noir se placent à la frontière de ces fameux codes de la littérature noire à l'instar de Victor Del Arbol que l'on découvrait, il y a de cela 15 ans avec &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/archive/2012/02/19/victor-del-arbol-la-tristesse-du-samourai-dans-la-forge-de-l.html&quot;&gt;&lt;em style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;La Tristesse Du Samouraï&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (Babel noir 2013) qui s'inscrivait davantage dans un registre de roman noir aux accents mélancoliques que de pur polar, un paradoxe pour celui qui a exercé la profession de policier durant une vingtaine d'année en tant que patrouilleur auprès de la police autonome catalane avant d'intégrer la brigade des mineurs puis d'officier au sein du service de protection des hautes personnalités. Un parcours d'autant plus atypique pour celui qui fut, dans sa jeunesse, séminariste durant cinq ans avant de bifurquer vers un cursus universitaire où il obtint une licence en histoire auprès de l'université de Barcelone. Et c'est probablement cette trajectoire peu commune qui imprègne l'oeuvre singulière de celui que l'on peut considérer comme un romancier d'envergure, tant en France qu'en Espagne et dont certains ouvrages furent récompensés de quelques prix prestigieux comme le Grand Prix de la Littérature Policière célébrant &lt;em style=&quot;font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Open Sans', 'Helvetica Neue', sans-serif; font-size: 12px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Toutes Les Vagues De L’Océan &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;(Babel noir 2017), tandis que le prix Nadal, équivalent du prix Goncourt en Espagne, rendait hommage à &lt;em&gt;La Veille De Presque Tout&lt;/em&gt; (Babel noir 2019), autre roman majeur de Victor Del Árbol qui puise son inspiration dans les aspects sombres de l'histoire contemporaine rejaillissant immanquablement dans le passif de personnages à la fois complexes et nuancés. Et alors que ses huit premiers livres étaient des récits indépendants, son dernier ouvrage, &lt;em style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Le Temps Des Bêtes Féroces&lt;/em&gt;, marque un tournant en rassemblant les personnages de son livre précédent, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/archive/2025/09/03/victor-del-arbol-personne-sur-cette-terre-3378230.html&quot;&gt;&lt;em style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Personne Sur Cette Terre&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (Actes Noir 2025), qui met notamment en scène un sicario à la fois nihiliste et &amp;nbsp;mystérieux, donnant son titre à ce qui s'annonce comme la trilogie du tueur à gage sans nom.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1420500&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/02/00/2547706016.jpeg&quot; alt=&quot;victor del arbol,le temps des bêtes féroces,actes sud,actes noirs,blog littéraire,blog mon roman noir et bien serré,parution 2026,littérature espagnole,roman noir,roman policier,littérature noire,chronique littéraire,festival libri mondi&quot; /&gt;En cette belle soirée printanière, alors qu’elle vient de terminer son service au sein de l’hôtel où elle travaille, la jeune femme fait un détour pour rentrer chez elle à vélo en empruntant la route escarpée qui longe la côte de Lanzarote. Mais l’escapade tourne court lorsqu’une voiture la percute violemment en la laissant pour morte, avant de prendre la fuite. Fraichement muté sur l’île alors qu’il est proche de la retraite, c’est au sous-inspecteur Soria qu’échoit l’enquêtede délit routier qui prend une toute autre envergure lorsqu’il s’aperçoit que la victime s’est enfuie sans demander son reste. Il faut dire que l’enquête déclenche aux quatre coins du monde toute une série d’événements apparement sans lien qui vont pourtant trouver leur origine, 15 ans plus tôt, dans cette tragédie qui a frappé ce couple, accompagné de leurs deux enfants, qui parcourait la crête des montagnes Volujak marquant la frontière entre le Montenegro et la Bosnie-Herzégovine en proie à une guerre ethnique qu’ils cherchent à fuir.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot; style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1420521&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/02/01/4210110641.jpeg&quot; alt=&quot;victor del arbol,le temps des bêtes féroces,actes sud,actes noirs,blog littéraire,blog mon roman noir et bien serré,parution 2026,littérature espagnole,roman noir,roman policier,littérature noire,chronique littéraire,festival libri mondi&quot; /&gt;Il importe de souligner qu’il est impératif de lire &lt;em&gt;Personne Sur Cette Terre&lt;/em&gt; avant d’entamer &lt;em&gt;Le Temps Des Bêtes Féroces&lt;/em&gt; où l’on retrouve donc l’ensemble des protagonistes, quelques années plus tard, et dont il s’agit&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;d’assimiler les trajectoires afin de saisir les motivations qui le poussent à agir d’une certaine manière en fonction des événements qui surviennent dans le cadre d’un récit extrêmement dense qui nécessitera une certaine concentration afin de ne pas se perdre dans la multitude de personnages qui alimentent une intrigue en forme de puzzle, se révélant parfois un peu confuse. Et pour celles et ceux qui ont lu l’ouvrage précédent, il y a de cela presqu’une année, il ne sera pas superflu de le parcourir rapidement pour s’imprégner à nouveau du contexte général, à savoir la mondialisation du crime organisé s’agrégeant à l’univers entrepreneurial à l’échelle internationale en plein essor. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;A partir de là, il faut prendre conscience que que &lt;em&gt;Le Temps Des Bêtes Féroces&lt;/em&gt; va nous entraîner d’un pays à l’autre que ce soit l’Espagne bien sûr, mais également le Mexique, les Etats-Unis ainsi que l’Italie qui vont donner corps à cette mondialisation criminelle. Mais l’intrigue se focalise également sur les territoires de l’ex-Yougoslavie, devenant le théâtre, durant la guerre qui a déchiré&lt;/span&gt;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;le pays, d’exactions abjectes faisant d’ailleurs l’objet d’enquêtes récentes défrayant l’actualité et que l’on ne révélera pas afin de ne pas gâcher la lecture du roman. Comme à l’accoutumée, ce sont les réminiscence du passé qui vont animer la galerie d'individus que l’on a plaisir à retrouver, à l’instar de ce mystérieux tueur à gage mexicain dont certains aspects de sa personnalité vont nous être dévoilés. On en saura également davantage sur le sous-inspecteur Soria qui va conduire cette enquête complexe où il côtoiera son ancienne partenaire, Virginia Ortiz, travaillant désormais pour son père, à la tête d’un gros consortium d’entreprises qu’il dirige d’une main de fer. C’est autour de la personnalité de cette femme ambivalente que Victor Del Árbol va aborder le thème de l’éthique professionnelle se heurtant à la loyauté vis à vis de la famille dans ce qui va apparaître comme un conflit intérieur par rapport à l’image que cette cheffe d'entreprise veut donner à l’extérieur et plus particulièrement auprès de sa fille avec laquelle elle va tenter de se rapprocher tout en préservant ses acquis. Si l’on s’égare parfois dans les méandres d’une intrigue touffue, le romancier fait en sorte de cadrer ce récit en dépit de petites confusions dans les prénoms durant des échanges entre les protagonistes (page 333) qui sont vraiment trop nombreux ce qui fait que certains d’entre eux perdent de leur substance à l’exemple de Julián Leal qui apparaît comme un fantôme impavide. Il n’en demeure pas moins que les mécanismes du récit fonctionnent parfaitement afin de mettre en lumière l’ensemble de ces prédateurs cruels asservissant leurs entourages respectifs qui vont s’agréger les uns aux autres&lt;/span&gt;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;pour former cette caste redoutable d’ultra riches, véritables bêtes féroces, régnant&lt;/span&gt;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;sans partage sur le monde qui nous entoure et dont le temps ne semble pas compté. On aura la réponse avec le troisième volume qui a déjà paru en Espagne au mois de janvier 2026 sous le titre &lt;em&gt;Las Buenas Intenciones &lt;/em&gt;auprès de la maison d’éditions Destino et dont on attend bien évidemment la traduction en français avec une fébrile impatience. En attendant, vous pouvez vous &amp;nbsp;rendre au festival Libri Mondi broie du noir qui se tiendra le samedi 30 mai 2026 à Luri en Corse, où vous aurez l’occasion de rencontrer avec Victor Del Árbol qui se livrera sur son travail d'écriture, ceci dès 14h00.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Victor Del Árbol : Le Temps Des Bêtes Féroces (El Tiempo de las Fieras). Editions Actes Sud/Collection Actes Noirs 2026. Traduit de l'espagnol par Alexandra Carrasco.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A lire en écoutant : If I Should Fall Behind de Bruce Springsteen. Album : Lucky Town. 1992 Bruce Springsteen.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>CEDRIC SEGAPELLI</name>
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        <title>VALERIO VARESI : LA PEUR DANS L'ÂME. LE BAFFARDELLO.</title>
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        <updated>2026-05-10T07:46:00+02:00</updated>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1419848&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/01/02/1494424871.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-05-09 à 14.35.13.png&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Service de presse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Parce qu'il est étroitement associé à la destinée et au succès de cette maison d'éditions indépendante célébrant ses dix ans d'existence, il n'était pas question de célébrer l'événement sans lui. En 2016, c'était donc avec &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/archive/2016/08/20/valerio-varesi-le-fleuve-des-brumes-et-vogue-le-navire.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Le Fleuve Des Brumes&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; de Valério Varesi que l'on découvrait un auteur italien ainsi qu'un éditeur français illustrant au cours de cette décennie passée des notions de fidélité et d'amitié qui ne se sont jamais démenties pour devenir l'ADN de l'entreprise qui s'illustrera avec des publications notoires que Nadège Agullo et Sebastien Wespiser ont relayé sans relâche en se tenant aux côtés de leurs auteurs que ce soit lors des festivals ou à l'occasion &amp;nbsp;de rencontres en librairie. Ainsi, hormis la parution en hiver du premier opus, c'est au printemps que l'on a pris l'habitude de retrouver le commissaire Soneri, devenu l'un des personnages emblématiques de la littérature noire au gré d'une série d'enquêtes prenant pour cadre la ville de Parme dont l'atmosphère brumeuse, parfois fiévreuse, déborde sur les étendues de la plaine du Pô, jusqu'aux contreforts du massif des Apennins pour s'aventurer jusque sur les bords de la mer de Ligurie. Présenté bien souvent comme le Maigret italien, le commissaire Franco Soneri partage avec son homologue français une certaine appétence pour la bonne chère &amp;nbsp;que Valerio Varesi met en scène avec un certaine délicatesse qui ne manquera pas de vous faire saliver à l’évocation de ses escapades gourmandes chez son ami Alceste, aubergiste talentueux, mettant en avant les beaux produits de cette région de l’Emilie-Romagne, véritable berceau de la gastronomie italienne. Mais on ne saurait définir la personnalité de &amp;nbsp;Soneri à ces instants &amp;nbsp;culinaires chaleureux alors que cet enquêteur chevronné s’affirme dans la complexité de ses interrogations quant à l’environnement social et politique qui l’entoure en se déclinant bien souvent sur le registre de conversations aux connotations philosophiques en fonction des interlocuteurs qu’ils côtoient au fil d’enquêtes incertaines dont la finalité s’inscrit parfois dans une espèce désarroi latent qui malmène l’ensemble de ses convictions. Ainsi, au fil de ces dix enquêtes, Valério Varesi dresse un portrait lucide et sans fard de son pays où il est souvent question de ces réminiscences du facisme, plus que d'actualité, pour celui qui a officié comme journaliste au sein de La Repubblica après l'obtention d'un diplôme en philosophie à l'université de Bologne. Mais la singularité des enquêtes que conduit cet enquêteur mélancolique, réside dans le fait que la résolution du crime n'a rien d'une finalité utopique où tout rentrerait dans l'ordre, bien au contraire, puisqu'il demeure toujours une part d'incertitude comme en témoigne &lt;em&gt;La Peur Dans L'Âme&lt;/em&gt;, nouvel opus de la série, où Valerio Varesi s'ingénie à décortiquer les mécanismes du sentiment d'insécurité qui prévaut dans cet environnement alpin des Apennins, cadre de villégiature estival du commissaire Soneri et de sa compagne Angela, qui vont se confronter aux craintes les plus irrationnelles des habitants du village où ils séjournent, jusqu'à la disparition d'un jeune homme qui va susciter bien des émois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1419874&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/02/00/1501910570.jpeg&quot; alt=&quot;valerio varesi,la peur dans l’âme,éditions agullo,parution 2026,blog mon roman noir et bien serré,blog littéraire,roman policier,polar italien,lecture 2026,chronique littéraire,littérature italienne&quot; /&gt;Afin de fuir les chaleurs estivales étouffant la ville de Parme, le commissaire Soneri a pris quelques jours de vacances en louant une maison à Montepiano dans les hauteurs des Apennins où il aspire à trouver un peu de calme et de fraîcheur en compagnie d’Angela, sa compagne qui n’apprécie guère le chant des grillons. Mais bien vite se sont des cris qui vont résonner dans cette contrée montagneuse où l’on retrouve un villageois blessé à la jambe et qui se trouve dans l’incapacité de s’exprimer pour livrer quelques explications quant à la nature de cette plaie par balle.&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Et puis ce sont les carabiniers qui débarquent dans la région afin de traquer Vladimir, un criminel serbe extrêmement dangereux qui semble avoir trouvé refuge dans les forêts environnantes. Ainsi, tandis que les loups hurlent dans la nuit, les habitants se terrent dans leur maison en proie aux pires craintes qui affectent leur raison et aiguisent leurs soupçons en altérant leurs rapports avec les autres. C’est donc une peur grandissante qui plane sur l’ensemble de la communauté tandis que le bandit serbe devient une espèce de monstre bien commode, coupable idéal des délits qui se produisent dans les environs. Même si cela n’est pas dans ces prérogatives, Soneri va offrir son aide aux autorités du village dépassées par des événements&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;qui prennent de plus en plus d’ampleur en mettant à jour la vulnérabilité d’habitants cherchant à dissimuler leurs petits secrets bien gardés dans une conjugaison de mensonges et de mesquineries qui vont générer bien des tensions. Et pour ne rirn arranger, il y a cette disparition d’un jeune du village qui suscite les plus vives inquiétudes.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot; style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1419875&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/01/00/1351116858.jpeg&quot; alt=&quot;valerio varesi,la peur dans l’âme,éditions agullo,parution 2026,blog mon roman noir et bien serré,blog littéraire,roman policier,polar italien,lecture 2026,chronique littéraire,littérature italienne&quot; /&gt;Avec Valerio Varesi, il y a toujours une remise en question du schéma narratif et des thèmes abordés afin de faire en sorte que le lecteur n’éprouve pas de lassitude et qu’il n’ait pas cette sensation de déjà lu, ce qui n’a rien d’une évidence lorsque l’on côtoie ces personnages depuis dix ans que l’on retrouve pourtant toujours avec autant de plaisir. A la lecture de ce onzième opus, &lt;em&gt;La Peur Dans L’Âme&lt;/em&gt;, on s’éloigne donc des rues sinueuses de la ville de Parme, pour prendre possession de ce village de Montepiano, sur les hauteurs des Apennins, où Soneri séjourne durant ses vacances estivales en compagnie d’Angela dans ce qui va apparaître comme un huis-clos montagnard chargé de tension. C’est l’occasion pour le lecteur de découvrir davantage d’aspects de l’intimité de Soneri qui ne pourra donc compter sur l’appui de son équipe d’enquêteurs qui n’apparaissent que de manière sporadique, par l’entremise de quelques conversations téléphoniques. N’étant pas dans sa juridiction, le commissaire va donc côtoyer les Carabiniri chargés de deux enquêtes que sont la disparition d’un jeune du village et la traque d’un criminel étranger ayant trouvé refuge dans les forêts des environs ce qui nous donne l’occasion de découvrir deux personnages aux caractères foncièrement dissemblables, ce qui ne manquera pas de pimenter une intrigue particulièrement réussie. Avec des lumières étranges apparaissant dans les hauteurs ponctuées de cris humains et de hurlements de loups, Valerio Varesi instille un climat de peur qui plane sur cette petite communauté villageoise, ce qui lui permet de dresser quelques portraits particulièrement aboutis à l’instar de&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Tilò ce muletier bourru, quelque peu porté sur la boisson, parcourant les forêts, en quête de bois qu’il livre pour les trattoria de la région et qui ne manque pas d’un certain panache. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Mais bien plus que d’instaurer cette atmosphère pesante, Valerio Varesi va explorer et décortiquer les mécanismes de ce sentiment d’insécurité vecteur de peur bien évidemment, mais également de rejet&lt;/span&gt;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;qui va s’incarner avec ce criminel serbe allégorie de cette crainte de l’étranger forcément source de tous les maux de ces villageois rongés d’angoisse. Et c’est de cette angoisse que va se mettre en place une tragédie extrêmement bien menée qui s’inscrit dans une atmosphère délétère qu’un romancier comme Ramuz n’aurait pas renié, ce d’autant plus qu’apparaissent aux cours du récit quelques figures inquiétantes du folklore local, alimentées par les anciens du village.&lt;/span&gt;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Tout cela s’articule donc au détour de deux enquêtes dont on se gardera d’en dire trop afin de ne pas dévoiler certains aspects d’une intrigue dont la résolution demeure toujours incertaine jusqu’aux dernières lignes d’un récit où le commissaire Soneri apparait comme résigné à ne pas toujours pouvoir saisir les motivations qui animent les auteurs des crimes qu’il doit résoudre avec ce sentiment d’inachevé qui l’habite. Ainsi, &lt;em&gt;La Peur Dans L’Âme&lt;/em&gt; se décline dans les fondements de la personnalité d’un commissaire Soneri toujours aussi tourmenté que mélancolique sans ce qui apparaît dans conteste comme l’une des meilleures intrigues de la série.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot; style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Valerio Varesi : La Peur Dans L'Âme (La Paura Nell'Anima). Editions Agullo 2026. Traduit de l'italien par Gérard Lecas.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;A lire en écoutant : Anybody Gonna Move de William Z. Villain. Album : William Z. Villain. 2017 DesTours.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>CEDRIC SEGAPELLI</name>
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        <title>OLIVIER CIECHELSKI : LE LIVRE DES PRODIGES. L'ESPRIT DU FLEUVE.</title>
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        <updated>2026-03-29T12:03:00+02:00</updated>
        <published>2026-03-29T12:03:00+02:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1417259&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/02/00/1577615460.png&quot; alt=&quot;olivier ciechelski,le livre des prodiges,éditions du rouergue,roman policier,roman fantastique,littérature noire,blog mon roman noir et bien serré,blog littéraire,chronique littéraire,lecture 2026,parution 2025,avis de lecture&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;I'm transforming, I'm vibrating, I'm glowing, I'm flying, look at me now !&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Nick Cave, Jubilee Street&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Romancier sur le tard, il a évolué dans le milieu de la réalisation de courts-métrages et de documentaires ainsi que dans celui du scénario en tant que consultant pour développer des projets en difficulté tout en enseignant dans le domaine auprès de l'école supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA) de Paris avec cet art consommé de raconter des histoires qui le taraude. En prenant en considération ce parcours professionnel, il n'est pas étonnant qu'Olivier Ciechelski se lance finalement dans l'écriture d'un roman, travail plus solitaire s'il en est, et qu'il suscite l'intérêt de Nathalie Démoulin, directrice des collections de littérature des éditions Rouergue en quête de textes déroutants. C'est ainsi qu'apparaît &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/archive/2023/12/10/olivier-ciechelski-feux-dans-la-plaine-3351889.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Feu Dans La Plaine&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (Rouergue/Noir 2023) se distinguant avec des ressorts narratifs singuliers entraînant le lecteur vers une toute autre dimension que celle à laquelle il peut s'attendre en accompagnant cet ancien soldat de l'armée française, en quête de solitude, mais devant se confronter à un voisinage de montagnards hostiles, nous rappelant un certain John Rambo, pour basculer dans un registre d'errance et d'introspection au travers d'une nature hostile et sublimée. Avec &lt;em&gt;Le Livre Des Prodiges&lt;/em&gt;, son nouveau roman, Olivier Ciechelski change de décor pour prendre possession de l'espace périurbain de Gennevilliers abritant le premier port fluvial de France autour duquel évolue Nora, une jeune &amp;nbsp;policière en uniforme &amp;nbsp;devant composer avec des collègues raillant ses convictions chrétiennes dictant toute une partie de sa vie et qui se retrouve à enquêter sur un réseau de prostitution clandestin en provenance d’Afrique, sur fond d’épisodes aux connotation surnaturelles interrogeant sa foi.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1418387&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/02/01/1520352556.jpeg&quot; alt=&quot;olivier ciechelski,le livre des prodiges,éditions du rouergue,roman policier,roman fantastique,littérature noire,blog mon roman noir et bien serré,blog littéraire,chronique littéraire,lecture 2026,parution 2025,avis de lecture&quot; /&gt;Première de sa promotion au concours d'officier de police judiciaire, Nora demeure toujours affectée, après une année de service, à la fonction de patrouilleuse au sein d'un commissariat où bon nombre de policiers voient d'un mauvais oeil son attitude qu'ils jugent à la fois hostile et défiante, ce d'autant plus qu'elle affiche également sa ferveur chrétienne qu'elle met au service des réprouvés qu'elle côtoie dans le cadre de son travail. A l'occasion d'un ronde avec deux collègues, dont Djabri, vieux briscard qui a toujours vécu dans ce secteur de la presqu'île de Gennevilliers, ainsi que William, jeune flic en tenue qui vient de débarquer de sa province, Nora va se rendre dans la zone portuaire où s’est échoué un container à semi-immergée dans lequel l'équipage découvre les corps sans vie de jeunes femmes et d'un enfant qui ont fait le voyage depuis les côtes africaines dans des conditions atroces. S'agit-il d'un accident ou d'un crime, c'est ce que l'enquête devra déterminer au grand désarroi de la jeune policière que le commissaire Janowski écarte de l'affaire en dépit de ses compétences. Mais convaincue que cet événement tragique n'a rien de fortuit, Nora défie sa hiérarchie et entame des investigations en marge de la procédure officielle avec une volonté impérieuse qui la dépasse complètement.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1417280&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/02/00/3320222848.jpeg&quot; alt=&quot;olivier ciechelski,le livre des prodiges,éditions du rouergue,roman policier,roman fantastique,littérature noire,blog mon roman noir et bien serré,blog littéraire,chronique littéraire,lecture 2026,parution 2025,avis de lecture&quot; /&gt;Une fois encore, Olivier Ciechelski nous entraîne sur un tout autre registre que celui auquel on peut s'attendre avec &lt;em&gt;Le Livre Des Prodiges&lt;/em&gt; qui va s'écarter du thème classique de l'enquête parallèle sur des réseaux de prostitution abondamment traité dans le domaine de la littérature noire. Comme le titre le laisse présager, il sera également question d'événements surnaturels qui vont interférer dans le cours des investigations de Nora, policière au profil atypique, dont le romancier joue avec certains aspects de sa personnalité sur laquelle il laisse planer un certain doute comme il l'avait fait d'ailleurs dans son précédent ouvrage avec certaines caractéristiques de Stanislas Kosinski, individu autour duquel on s'est laissé surprendre comme cela sera le cas avec Nora. Que l'on ne s'y trompe pas, le thème du prodige, comme il est abordé, se décline sur un registre extrêmement sobre sans qu'il ne soit question de théories fumeuses ou d'explications vaines, nous interrogeant davantage sur la question de la foi au gré de conversations entre Nora et le prêtre de l'église de sa congrégation, ainsi que sur les légendes urbaines qui résonnent dans cet environnement habilement mis en perspective et qui s'agrége parfaitement à l'atmosphère de cette intrigue aux connotations singulières qui vont nous dérouter avec cette collision entre nos croyances occidentales et celles plus lointaines du continent africain. &lt;img id=&quot;media-1417282&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/01/00/811159023.jpeg&quot; alt=&quot;olivier ciechelski,le livre des prodiges,éditions du rouergue,roman policier,roman fantastique,littérature noire,blog mon roman noir et bien serré,blog littéraire,chronique littéraire,lecture 2026,parution 2025,avis de lecture&quot; /&gt;Ainsi, la ville de Gennevilliers prend véritablement corps dans &lt;em&gt;Le Livre Des Prodiges&lt;/em&gt; avec quelques scènes dantesques à l'instar de cette tempête ravageant la ville, qui prend une dimension quasi biblique avec cette symbolique du déluge de la Genèse balayant la corruption et la violence des hommes dont il est également question au fil de ce roman surprenant à plus d'un titre. Tout cela s'imbrique donc autour du parcours de Nora confrontée à un passé qui va ressurgir au gré d'une enquête chaotique où sa maladresse de jeune novice livrée à elle-même sera donc contrebalancée par quelques incidents étranges qui s'inscriront dans une cohérence certaine que le romancier décline avec une redoutable habilité, ce qui fait que l'on s'inscrit dans une ambiance de légende urbaine somme toute assez réaliste ce qui constitue un paradoxe en soi assez surprenant. Tout juste regrettera-t-on que la personnalité de Nora prenne beaucoup de place au détriment de personnages secondaires comme Djabri ce flic expérimenté dont on aurait aimé qu'il soit plus présent alors que les policiers comme Conrad, Brice et Jaworski sont cantonnés dans un rôle d'adversaires légèrement stéréotypés. Il n'en demeure pas moins que &lt;em&gt;Le Livre Des Prodiges&lt;/em&gt; se distingue furieusement dans un parfait équilibre entre le polar et le fantastique prenant parfois quelques tonalités poétiques virant au sublime à l'image de cette scène finale qui vous laisse sans voix. A noter que vous pourrez rencontrer Olivier Ciechelski à l'occasion du festival des Quais du Polar qui se tiendra à Lyon du 3 au 5 avril 2026.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Olivier Ciechelski : Le Livre Des Prodiges. Editions Rouergue/Noir 2025.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;A lire en écoutant : Jubilee Street de Nick Cave. Album : Push The Sky Away. 2013 Bad Seed Ltd.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>CEDRIC SEGAPELLI</name>
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        <title>OTO OLTVANJI : LE CHAMP DES MEDUSES. LE SCEPTIQUE.</title>
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        <updated>2026-02-22T15:55:00+01:00</updated>
        <published>2026-02-22T15:55:00+01:00</published>
        <summary>       Service de presse.   &amp;nbsp;   Si vous consultez le listing des auteurs...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.monromannoiretbienserre.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1415259&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/00/00/1818099649.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2026-02-19 à 15.20.47.png&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Service de presse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Si vous consultez le listing des auteurs présents au festival Quais du Polar et que vous décelez la présence isolée d’un auteur des pays de l’Est, il y a de grande chance qu’il soit publié auprès des éditions Agullo célébrant cette année leur dixième anniversaire, ce qui n’a rien d’une évidence dans un monde du livre passablement chahuté où les maisons indépendantes peinent à se faire une place au sein d’une concurrence féroce et parfois destructrice orchestrée par les grands groupes éditoriaux ne laissant guère de place à la diversité. Dans un tel contexte, c’est l’audace, l’amour des beaux textes ainsi que la singularité qui ont permis aux éditions Agullo de se démarquer durant cette décennie en accompagnant au plus près des auteurs qui ont pu émerger dans ce déferlement de fictions toujours plus nombreuses, à l’instar de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/serie-commissaire-sonerie-parme-italie/&quot;&gt;Valerio Varesi&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/apps/search?s=Frédéric+Paulin&amp;amp;search-submit-box-search-73159=OK&quot;&gt;Frédéric Paulin&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/apps/search?s=yan+lespoux&amp;amp;search-submit-box-search-73159=OK&quot;&gt;Yan Lespoux&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/apps/search?s=Arpád+Soltész&amp;amp;search-submit-box-search-73159=OK&quot;&gt;Arpád Soltész&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; et &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/apps/search?s=Jurica+Pavičić&amp;amp;search-submit-box-search-73159=OK&quot;&gt;Jurica Pavičić&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; qui ont durablement marqué les esprits. Et à l’occasion de cette dixième année débutant en fanfare, c’est à nouveau l’audace et la singularité qui continue de définir le courant éditorial de cette maison iconique nous proposant de découvrir avec &lt;em&gt;La Chance Rouge&lt;/em&gt;, un primo-romancier français s’aventurant dans les régions froides de la Sibérie, au plus fort de la guerre froide et sur lequel j’aurais l’occasion de revenir. Tout aussi singulier qu’audacieux, il faut également se pencher sur &lt;em&gt;Le Champ Des Méduses&lt;/em&gt; du serbe Oto Oltvanji mettant en scène Le Sceptique, un ancien journaliste devenu détective privé qui officie dans la ville méconnue de Belgrade au gré de tonalités nous rappelant les meilleurs romans de Raymond Chandler afin de nous livrer un panorama assez corrosif de l’ex Yougoslavie. Lui-même journaliste et travaillant à Belgrade, Oto Oltavanji, n’a rien d’un novice en matière d’écriture, puisqu’il a publié son premier roman à l’âge de 16 ans pour ensuite rédiger toute une multitude de nouvelles pour le compte de nombreux magazines tout en traduisant des auteurs anglophones tels que George P. Pelecanos en soulignant ainsi son intérêt pour la littérature noire.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1415426&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/01/01/2153601737.jpeg&quot; alt=&quot;le champ des méduses,oto oltvanji,éditions agullo,chronique littéraire,blog littéraire,blog mon roman noir et bien serré,parution 2026,roman noir,roman policier,littérature noire,sortie 2026&quot; /&gt;A Belgrade en 2020, Le Sceptique c’était le nom de la rubrique qu’il rédigeait pour le quotidien de son beau-père avant qu’il n’entame une carrière de détective privé en conservant le surnom qui a fait sa réputation. Et c’est Ales, un ancien camarade de l’armée qui va le solliciter afin de savoir ce qu’il est advenu de son épouse Marijana, dont il est sans nouvelle depuis près de dix ans et que sa fille n’a de cesse de retrouver. Le Sceptique entame donc des investigations qui vont l’entrainer du côté de Rovinj en Croatie où il met en évidence une autre disparition de plus de trente ans, celle de Bisera qui n’est autre que la mère de Marijana. Et comme tout bon sceptique qu’il est, le détective ne croit guère aux coïncidences et déterre peu à peu les secrets entourant un petit groupe de nantis dont les jeux de pouvoir sont devenus de plus en plus délétères en levant ainsi le voile sur des zones d’ombre peu reluisantes de l’ex-Yougoslavie. Et comme si cela ne suffisait pas, Le Sceptique va croiser une bande de braqueurs bien déjantés, pourtant des masques de soudeur, qui se sont mis en tête de le dessouder.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Il émane du &lt;em&gt;Champ Des Méduses&lt;/em&gt; quelques accents dignes des grands romans de Raymond Chandler dans ce qui apparaît comme une intrigue à la fois subtile et chargée de nuances qu’Oto Oltvanji distille avec un soupçon de spleen qui imprègne cette atmosphère de la ville de Belgrade en Serbie mais également celle de ville de Rovinj en Croatie dont on découvre le charme balnéaire en dehors de la saison estivale. Le récit s’articule autour d’une double disparition s’étalant sur plusieurs décennies, ce qui permet de faire émerger quelques éléments peu reluisants de l’ex-Yougoslavie que le romancier met en scène avec une belle ingéniosité nécessitant une attention soutenue pour saisir l’ensemble des investigations du Sceptique qui va croiser une multitude de protagonistes se révélant dans toute leur complexité notamment pour ce qui a trait à ce groupe d’individus nantis fréquentant la station balnéaire de l’Istrie et dont les rapports sociaux seront sources de quelques dissensions que l’enquêteur va mettre à jour peu à peu. Si l’on ignore l’identité du Sceptique, on découvre au gré de ses rencontres quelques éléments de la personnalité de cet ex-journaliste en vue qui a su déterrer quelques scandales pour le compte de son ex-beau-père directeur du grand quotidien de la ville dont il a quitté la rédaction pour devenir détective privé. Collectionneur passionné de vinyle, il peut compter sur un réseau composé notamment de son ex-femme Lana avec laquelle il entretient des liens étroits ainsi que de l’inspectrice Valentina Radenović, surnommée Vanja qui est à la tête de sa « bande », une équipe de policiers qui traque les Masques, un gang de braqueurs sévissant dans la capitale serbe. &lt;img id=&quot;media-1415431&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/00/00/1706166671.png&quot; alt=&quot;le champ des méduses,oto oltvanji,éditions agullo,chronique littéraire,blog littéraire,blog mon roman noir et bien serré,parution 2026,roman noir,roman policier,littérature noire,sortie 2026&quot; /&gt;C’est au détour de cette intrigue parallèle que l’on va découvrir certains aspects méconnus de la ville de Belgrade, dont les « blocks », ces bâtiments issus de l’architecture brutaliste composant le quartier de la Nouvelle Belgrade qui va devenir le théâtre d’une confrontation intense avec des malfrats déterminés que le Sceptique va affronter à son corps défendant. Il faut bien dire que le personnage n’a rien d’un héros intrépide et s’inscrit davantage dans une logique de réflexions et de contacts qui ne l’empêcheront pas de se confronter aux dangers que le romancier met en scène avec un certain sens du réalisme qui n’enlève rien à la tension émergeant d’un texte tout en intelligence et en habilité. Ainsi, on ne peut qu’espérer que &lt;em&gt;Le Champ Des Méduses&lt;/em&gt; ne soit que le début d’une série à venir mettant en valeur une Serbie méconnue, ne s’inscrivant aucunement dans une démarche de guide touristique ou de récit régionaliste, pour mettre en lumière les travers d’un pays énigmatique que l'on se réjouit de découvrir par l’entremise du Sceptique, personnage au charme indéniable et à la personnalité complexe dont il nous tarde d’en savoir plus. A noter qu’Oto Oltvanji sera présent en France à l’occasion notamment du festival Quais du Polar à Lyon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Oto Oltvanji : Le Champ Des Méduses (Polje Medusa). Aditions Agullo 2026. Traduit du serbe par Puntić-Lew.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A lire en écoutant : Things Behind The Sun de Nick Drake. Album: Pink Moon. 1972 Island Records.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>CEDRIC SEGAPELLI</name>
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        <title>BENJAMIN DIERSTEIN : 14 JUILLET. LEGION DU ROY.</title>
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        <updated>2026-02-16T06:59:00+01:00</updated>
        <published>2026-02-16T06:59:00+01:00</published>
        <summary>       Service de presse.   &amp;nbsp;   Il aurait pu rester accroché au comptoir...</summary>
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          &lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot; style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1415035&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/02/00/3586461281.png&quot; alt=&quot;benjamin dierstein,14 juillet,éditions flammarion,sortie littéraire 2026,blog mon roman noir et bien serré,roman noir,roman policier,littérature noire,blog littéraire,chronique littéraire&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot; style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Service de presse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot; style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Il aurait pu rester accroché au comptoir d’un rade perdu de la Bretagne ou errer dans quelques landes de France et de Navarre au détour de raves sauvages et déjantées où il a officié en tant que producteur de musique techno du méchant label rennais Tripalium. Mais après plusieurs année festives, Benjamin Dierstein a eu la bonne idée de ressortir de ses tiroirs quelques textes aux allures de scénario qui n’ont pas abouti, faute de réseau adéquat dans l’industrie du cinéma. A partir de là, démarre ainsi la carrière d’un romancier hors norme qui s’inscrit dans le sillage de James Ellroy afin de décliner une fiction s’agrégeant aux événements qui ont marqué la France durant les année Sarkozy-Hollande des années 2010 et dont on saisit l’ampleur dans ce qui apparaît comme la première trilogie de l’auteur débutant avec &lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/archive/2022/02/13/la-sirene-qui-fume-impair-et-manque.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Sirène Qui Fume&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (Point/Policier 2019) pour se poursuivre avec &lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/archive/2022/06/24/benjamin-dierstein-la-defaite-des-idoles-destitution-sanglan.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Défaite Des Idoles&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (Point/Policier 2021) avant de s’achever avec &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/archive/2022/08/06/benjamin-dierstein-la-cour-des-mirages-l-idole-des-jeunes.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La Cour Des Mirages&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/em&gt;(Les Arènes 2022).C’est à Aurélien Masson, vibrionnant éditeur et véritable découvreur de talent, que l’on doit donc l’émergence de ce romancier qui a su transcender le style ellroyen pour se l’approprier dans ce qui se définit désormais comme une écriture aussi explosive qu’efficace qui fait que l’on peut aborder ses textes avec une aisance déconcertante en dépit de la multitude de personnages qui traversent les intrigues et des événements historiques qui s’enchainent à un rythme frénétique mais que l’on digère pourtant sans qu’il ne soit nécessaire d’avoir au préalable des compétences que ce soit en histoire ou en géopolitique. Il n’en va pas autrement avec la seconde trilogie s’achevant sur le &lt;em&gt;14 Juillet &lt;/em&gt;et&lt;em&gt; &lt;/em&gt;prenant pour contexte de cette période chaotique des années 80 où Mitterrand succède à Giscard &amp;nbsp;tandis que barbouzeries et écoutes illégales deviennent monnaie courante tout comme les attentats se succédant à un rythme effarant. Plus qu’une trilogie, on parlera davantage d’un texte de plus de 2500 pages, rédigé quasiment d’une traite, que l’on a subdivisé en trois ouvrages afin de le rendre plus maniable et dont le premier opus, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/archive/2025/09/27/benjamin-dierstein-l-etendard-sanglant-est-leve-faut-qu-ca-s-3379482.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Bleus, Blancs, Rouges&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (Flammarion 2025), désormais disponible aux éditions Folio, figure dans la liste des 50 meilleures ventes du circuit des libraires (source édistat) tout en étant couronné du prix Landernau et du prix Polar en séries 2025 du festival Quais du Polar. Avec la parution de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.monromannoiretbienserre.com/archive/2025/09/27/benjamin-dierstein-l-etendard-sanglant-est-leve-faut-qu-ca-s-3379482.html&quot;&gt;&lt;em&gt;L’Etendard Sanglant Est Levé&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (Flammarion 2025) à l’occasion de la rentrée littéraire 2025, on aura lu l’ensemble des trois ouvrages sur l’espace d’une année à peine avec cette sensation de déflagration imprégnant une intrigue sensationnelle dont l’énergie toute maîtrisée explose soudainement dans un déferlement de désillusions imprégnant l’ensemble de personnages inoubliables à l’instar de la troublante Jacquie Lienard.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-1415061&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/00/02/3894106906.jpeg&quot; alt=&quot;benjamin dierstein,14 juillet,éditions flammarion,sortie littéraire 2026,blog mon roman noir et bien serré,roman noir,roman policier,littérature noire,blog littéraire,chronique littéraire&quot; /&gt;Juillet 1982. C’est la consécration pour Jacquie Lienard, inspectrice auprès des RG, qui intègre désormais la cellule antiterroriste de l’Elysée, sous l’égide des officiers du GIGN qui répondent aux ordres directs du président François Mitterrand et son chef de cabinet François de Grossouvre. C’est l’occasion pour la jeune femme de poursuivre sa traque de la mystérieuse Khadidja Ben Bouazza, cette ancienne militante du FLN qui alimente désormais en arme les groupuscules de l’OLP, d’Action Directe et du FLNC avec l’appui de l’ex-policier Jean-Louis Gourvennec qui opère sur le territoire français en convoyant des explosifs à destination de l’extrême gauche révolutionnaire. Elle n’est pas la seule sur le coup et doit damner le pion à Marco Paolini, inspecteur en disgrâce affecté à la DST ainsi qu’à Robert Vauthier qui fraye avec la DGSE en opérant désormais du côté du Liban en pleine ébullition. Ainsi, au rythme des affaires et scandales alimentant la chronique politico-judiciaire en servant les intérêts d’une extrême-droite en pleine ascension, les investigations de Lienard, Gourvennec, Paolini et Vauthier vont converger vers Beyrouth où s’est réfugiée celle qui détient les secrets inavouables d’une République qui n’en a plus que le nom.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot; style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Aucune baisse de régime pour cet ultime opus qui se décline dans la même intensité que les deux précédents volumes où l’on découvre les ultimes soubresauts&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;de ces quatre comparses que sont Jacquie Lienard, redoutable flic des RG possédant quelques prédispositions pour la manipulation dont son indic, le brigadier Gourvennec qui en fera les frais lors de sa mission d’infiltration au sein des cellules révolutionnaires armées de l’extrême-gauche pour finalement embrasser la cause en important armes et explosifs dans tout le pays dont la Corse où il a trouvé refuge. Mais traqué de toute part, le flic déchu devra affronter Robert Vauthier plus enclin à diriger ses affaires en lien avec le milieu du grand banditisme prenant son essor dans l’ambiance fiévreuse des boites de nuit parisiennes en frayant avec les stars du show-business tandis qu’une étrange maladie commence à décimer les rangs de sa clientèle. Mais alors que Vauthier rempile comme mercenaire pour plonger dans le bourbier libanais, on retrouvera également un Marco Paolini en plein désarroi qui va notamment enquêter du côté des syndicats d’extrême-droite de la police et des reliquats du Sac désormais dissous, en assistant à la montée en puissance d’un certain Jean-Marie Le Pen qui va bousculer l’échiquier politique en minant les ambitions des socialistes qui sont à la peine. Pour en avoir la pleine vision, que ce soit l’attentat de la rue des Rosiers, l’interpellation des irlandais de Vincennes, les attentats du FLNC qui secouent la Corse ou ceux qui plongent Beyrouth dans le chaos, Benjamin Dierstein s’emploie à décortiquer les grandes affaires qui ont entaché le règne présidentiel de François Mitterrand, grande figure historique de l’époque, que Jacquie Lienard va côtoyer de très près en nous entraînant dans les coulisses d’un pouvoir dévoyé. Ainsi, comme une immense déflagration, l’intrigue part dans tous les sens, sans pour autant nous perdre dans la multitude d’entrelacs sous-jacents que l’auteur rassemble d’une main de maître au gré de dialogues incisifs et de phases d’action que l’on suit quasiment en immersion totale en accompagnant chacun de ces personnages troubles auxquels on ne peut s’empêcher de s'attacher. Il faut dire que l’écriture est au service d'un texte dense qui se veut à la fois incisif et efficace en allant à l’essentiel afin de distiller l’atmosphère de l’époque par le biais des encarts de la presse, des notes confidentielles mais également des tubes et des programmes télévisuels résonnant avec pertinence afin de conférer davantage de rythme à ce récit fiévreux et intense qui s’achève dans une véritable apothéose de désillusions républicaines &amp;nbsp;nous ramenant immanquablement à notre époque actuelle. Véritable feu d’artifice narratif, &lt;em&gt;14 Juillet&amp;nbsp;&lt;/em&gt;met donc le point final, de manière magistrale, à cette trilogie dantesque qui tient toutes ses promesses et qu’il faut lire toutes affaires cessantes. Du grand art.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot; style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Benjamin Dierstein : 14 Juillet. Editions Flammarion 2026.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot; style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;A lire en écoutant : Electric Cité de Téléphone. Album : Best Of. 2000 Parlophone Music.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>CEDRIC SEGAPELLI</name>
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        <title>Mathilde Beaussault : Les Saules. Dans la coulée.</title>
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        <updated>2025-11-16T09:33:00+01:00</updated>
        <published>2025-11-16T09:33:00+01:00</published>
        <summary>   Primo romancière récipiendaire du Grand Prix de la Littérature policière...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1410056&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/01/00/2141745663.png&quot; alt=&quot;Capture d’écran 2025-11-14 à 21.48.36.png&quot; /&gt;Primo romancière récipiendaire du Grand Prix de la Littérature policière 2025, on est surpris par le fait que cette professeur de français ne se prédestinait pas, de prime abord, à écrire un roman policier ou même un roman noir, littérature de genre qu'elle ne lit qu'occasionnellement. Est-ce à dire que &lt;em&gt;Les Saules&lt;/em&gt; de Mathilde Beaussault est un polar par accident et que l'autrice se prédestinait davantage à évoquer cette enfance passée sur les terres de la Côte d'Armor où les branches &amp;nbsp;tombantes des saules caressent la surface froide de cette rivière de l'Arguenon qui jouxte la ferme familiale qui l'a vue grandir ? La réponse se trouve sans doute au sein des pages de ce texte entamé dans la quarantaine où la romancière distille les fragments de cette jeunesse bretonne dans ce qui apparaît comme un roman policier aux connotations rurales débutant avec la mise à mort de ce cochon que l'on dépèce devant le hangar avant que l'on ne se penche sur une autre tuerie bien plus sordide. Mais outre l'inspiration qu'elle puise dans l'environnement rural de son enfance, il y a sans doute quelques éléments de son cursus dans la filière des lettres à la faculté de Rennes ainsi que son parcours en lettre moderne pour devenir professeur du second degré que l'on retrouve dans la maîtrise d'un premier texte saisissant qui a séduit bon nombre d'amateurs de littérature noire ainsi que le jury exigeant de ce Grand Prix de la Littérature policière qui n'est pas usurpé. On dira même, sans être présomptueux, qu'il s'agit là d'une des belles découvertes de l'année 2025 et que l'on se réjouit d'ores et déjà de retrouver Mathilde Beaussault très prochainement puisqu'elle annonce la parution, chez Seuil/Cadre Noir, d'un second roman noir se déroulant une nouvelle fois en Bretagne.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-1410409&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/02/00/1962970594.jpeg&quot; alt=&quot;mathilde beaussault,les saules,éditions du seuil,cadre noir,roman noir,roman policier,chronique littéraire,littérature noire,blog mon roman noir et bien serré. grand prix de la littérature&quot; /&gt;C’est l’émoi du côté de la Basse Motte, ce lieu-dit de la Bretagne où l’on a découvert le corps sans vie de Marie flottant dans la coulée, ce bras mort de la rivière bordée de saules. Qui pouvait bien vouloir à cette jeune fille de dix-sept ans dont le meurtre par strangulation ne fait aucun doute. Belle à couper le souffle suscitant autant de convoitise que de jalousie, le décès de Marie sème le trouble au sein de la communauté tandis que la gendarmerie s’emploie à identifier l’auteur de ce crime sordide en interrogeant l’entourage de la victime dont la personnalité se dévoile peu â peu en révélant un certain mal-être. Témoin de toute cette agitation, il y a Marguerite cette petite fille mutique que tout le monde pense simple d’esprit en subissant les quolibets de ses camarades. Délaissée par ses parents qui travaillent sans relâche pour maintenir, tant bien que mal, la ferme à flot. La fillette trimbale donc sa solitude du côté de la rivière où elle a bien vu quelque chose la nuit où Marie, qu’elle adorait, a été assassinée. Mais qui ferait attention à une petite fille débraillée, aux cheveux sales, qui ne s’exprime jamais et que l’in regarde de haut. Alors Marguerite observe ces femmes et ces hommes qui s’entredéchirent sur fond de rivalités, de rancoeurs et de rumeurs malsaines qui brouillent les cartes de cette quête de vérité.&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Avec &lt;em&gt;Les Saules&lt;/em&gt;, il est bien question de la terre mais dans tout ce qu’elle a de plus âpre et d’universelle, ce qui fait que l’on s’éloigne d’entrée de jeu d’une Bretagne caricaturale pour intégrer un environnement rural que Mathilde Beaussault magnifie sans effet ostentatoire au gré d’une langue subtile faite d’évocations aux entournures poétiques qui ne sont pas dépourvues de ce regard acéré d’une confondante justesse quant aux dynamiques sociales qui animent cette communauté villageoise. Et c’est d’entrée de jeu que l’on saisit cette puissance évocatrice dans tout ce qu’elle a de plus tragique alors que l’on observe ce corps immergé dans ce cours d’eau dans lequel se reflète la silhouette tombante des saules pleureurs, nous rappelant immanquablement Le dormeur du val de Rimbaud. Impossible donc de ne pas céder au charme de cette écriture d’une délicatesse d’orfèvre mettant en exergue ce bout de terre meurtrie par ce drame qui va bouleverser les castes de ce qui apparaît comme une lutte sociale sur fond d’enjeux écologiques que la romancière intègre subtilement dans le cours de l’intrigue. Et s’il s’agit bien d’une intrigue policière, on notera que Mathilde Beaussault s’est employée à disloquer les code du genre non par défi, mais dans une espèce de grâce naturelle qui se décline principalement dans le regard de Marguerite, cette petite fille au comportement décalé que personne ne comprend et que l’on rejette, Ainsi, les enquêteurs sont relégués aux second plan que ce soit André le capitaine de gendarmerie quelque peu dépassé par les événements ou Arlette officière de police judiciaire davantage aguerrie à ce type d’investigations sensibles. Là également, la dynamique de la narration prend une toute autre allure bien plus réaliste avec cette succession de convocations au poste de gendarmerie où les proches de Marie, plus ou moins suspects, vont se confier auprès des enquêteurs avec une bonne volonté toute relative dont on appréciera la retranscription fluide et originale nous permettant d’entrer dans la confidence de ces hommes et de ces femmes marqués par la disparition de l'adolescente. De cette manière, on distingue les contours de la personnalité de la victime ainsi que quelques traits de caractères des proches dévastés mais également de entourage au comportement ambivalent d'où émerge quelques opinions discutables tout en donnant une certaine profondeur à leur personnalité. Et c'est à la lecture de ses interrogatoires que certaines révélations affleurent tandis que, paradoxalement, l'enquête s'enlise avec ce sentiment d'incertitude qui devient de plus en plus prégnant quant à l'identité du meurtrier. A partir de là, Mathilde Beaussault s'écarte définitivement du schéma classique du roman policier pour nous entraîner sur un registre beaucoup plus sombre où les comptes se règlent en dehors du cadre régit par les autorités et en fonction des intérêts troubles de chacun des protagonistes révélant leur part d'ombre tout comme celle de l'assassin de Marie. Et que ce soit pour Marie ou Marguerite, c'est de la terrible perte d'innocence dont il est finalement question dans &lt;em&gt;Les Saules&lt;/em&gt; au gré d'un roman d'une superbe ampleur et d'une originalité sans commune mesure qu'il convient de lire toute affaire cessante pour découvrir la richesse d'une écriture maîtrisée de bout en bout, tout comme l'intrigue surprenante à plus d'un titre. Sans nul doute, l’une des belles révélations de l’année.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Mathilde Beaussault : Les Saules. Editions Seuil/Cadre Noir 2025.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;A lire en écoutant : Pendant que les Champs brûlent de Niagara. Album : Religion. 2010 Polydor.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Ceux de l'Est</title>
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        <updated>2022-08-27T08:00:00+02:00</updated>
        <published>2022-08-27T08:00:00+02:00</published>
        <summary>      « Comme Henrik la comprenait, cette colère sourde du Donbass ! Même lui...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/1902041611.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1154994&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/2915352898.jpg&quot; alt=&quot;benoît vitkine,donbass,roman,littérature française,roman policier,ukraine,guerre,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;« Comme Henrik la comprenait, cette colère sourde du Donbass ! Même lui qui avait depuis longtemps renoncé à contempler son propre passé avec la moindre complaisance. &amp;nbsp;Kiev s’était lourdement trompée sur le compte du Donbass. Elle avait fait sa révolution et cru que ceux de l’Est, les gueux, suivraient ou se tairaient, comme ils l’avaient toujours fait. Le &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_ukrainienne_de_2014&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Maïdan&lt;/a&gt; avait été un cri de colère contre la corruption, l’injustice… Les habitants du Donbass partageaient ce cri, mais ils n’avaient que faire du discours nationaliste et chauvin qui l’accompagnait. La menace d’enlever au russe son statut de langue officielle n’avait fait qu’accroître cette crispation. Seulement, personne n’était prêt à écouter. Alors ceux de l’Est s’étaient tournés vers ce qu’ils connaissaient ; pendant que Kiev choisissait l’Europe et s’illusionnait en songeant à un futur meilleur, le Donbass avait regardé vers Moscou et cherché refuge dans le passé. Ce que les gens du Donbass ignoraient, en revanche, c’est qu’entre-temps elle était devenue une marâtre acariâtre et cynique. »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Benoît Vitkine, &lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Vivre dans la guerre (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2022/08/23/vivre-dans-la-guerre-3272904.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Donbass&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;* * *&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 200px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'comic sans ms', sans-serif;&quot;&gt;Avant de prendre la route des vacances, j’ai choisi quelques livres à emporter. Vous en découvrirez bientôt les premières pages. Si cela vous dit de les commenter, voici quelques interrogations à ce sujet. &lt;br /&gt;Qu’est-ce qu’un bon début de roman ? Est-il si important ? De quelle manière nous retient-il ou pas ? Lequel vous attire le plus ? le moins ?&lt;br /&gt;Bonne rentrée, belle fin d’été à vous toutes &amp;amp; tous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 200px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'comic sans ms', sans-serif;&quot;&gt;Tania&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Vivre dans la guerre</title>
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        <updated>2022-08-25T08:04:00+02:00</updated>
        <published>2022-08-25T08:04:00+02:00</published>
        <summary>   Benoît Vitkine  a obtenu le Prix Albert-Londres en 2019, un an avant la...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Vitkine&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Benoît Vitkine&lt;/a&gt; a obtenu le Prix Albert-Londres en 2019, un an avant la publication de &lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://arenes.fr/livre/donbass/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Donbass&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, son premier roman. Correspondant du journal &lt;em&gt;Le Monde &lt;/em&gt;à Moscou, il signe des &lt;a title=&quot;Liens (prix Albert-Londres)&quot; href=&quot;https://prix-albert-londres.scam.fr/person/benoit-vitkine-marlene-rabaud-et-feurat-alani/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;reportages&lt;/a&gt; sur l’Ukraine depuis 2014, quand la &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Donbass&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;guerre du Donbass&lt;/a&gt; éclate dans l’est du pays, juste après l’annexion de la Crimée par la Russie. Un conflit non résolu, comme l’a montré l’invasion russe en Ukraine cette année. Voilà pour le contexte de &lt;em&gt;Donbass,&lt;/em&gt; qui ne raconte pas la guerre mais une intrigue policière dans la guerre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/3595634524.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1154991&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/2900876909.jpg&quot; alt=&quot;benoît vitkine,donbass,roman,littérature française,roman policier,ukraine,guerre,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 8pt;&quot;&gt;Terrils&amp;nbsp;miniers le long du&amp;nbsp;Kalmious dans le Donbass, photo Andrew Butko (&lt;a href=&quot;https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Kalmius_01.jpg&quot;&gt;Wikimedia&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Après la mort de sa fille dans un accident, douze ans plus tôt, Henrik Kavadze, le &lt;em&gt;« colonel »&lt;/em&gt;, un policier vétéran de la guerre en Afghanistan, avait convaincu sa femme de venir s’installer dans une maison avec un petit jardin du Vieil-Avdiïvka (oblast de Donetsk) aux &lt;em&gt;« faux airs de village »&lt;/em&gt;, espérant une &lt;em&gt;« cure de grand air et de « simplicité » ». &lt;/em&gt;A l’été 2014, une contre-offensive ukrainienne a libéré &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Avdi%C3%AFvka&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Avdiïvka&lt;/a&gt; des séparatistes, mais quatre ans plus tard, la guerre continue : &lt;em&gt;« On se tirait dessus au canon, on s’enterrait dans des tranchées, on continuait en somme à mourir, mais le front ne bougeait plus. Manque de chance, il s’était stabilisé précisément à la sortie de la vieille ville d’Avdiïvka, là où Henrik avait entraîné Anna. » &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;A 54 ans, dont 25 dans la police, il n’est pas étonné, en interrogeant un jeune maraudeur, d’apprendre que son adjoint, l’a dépouillé de son argent –&lt;em&gt; « trop d’expérience pour s’émouvoir de la corruption de ses hommes ».&lt;/em&gt; Le chef de la police a ses habitudes pas loin du commissariat, au café Out, où on vient le chercher pour un meurtre. Les cadavres de la guerre ne sont pas de leur ressort, mais on a trouvé dans un terrain vague le corps du petit Sacha Zourabov qui vivait chez sa grand-mère depuis trois semaines.&amp;nbsp;&lt;em&gt;« Aussi fou que cela puisse paraître, la nouvelle de la disparition de l’enfant était restée confinée aux deux appartements mitoyens occupés par Isabella et sa voisine. » &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;En voyant l’enfant de six ans presque nu, cloué au sol gelé par un poignard, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;comme un papillon épinglé&amp;nbsp;dans le carnet d’un entomologiste&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, Henrik reconnaît le couteau militaire des soldats d’Afghanistan, il en avait eu un semblable. La seule à qui il peut montrer ses états d’âme, c’est une jeune prostituée qui &lt;em&gt;«&amp;nbsp;accepte son grand corps osseux&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, Ioulia, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;plus précieuse qu’un bataillon d’indices&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; et d’une &lt;em&gt;«&amp;nbsp;bienveillance absolue&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;envers tous les êtres vivants. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Le meurtre du garçonnet émeut particulièrement les habitants. Habitués aux tirs, aux bombardements, ils sont choqués par la nouvelle. La vieille Antonina Gribounova, une veuve qui fait régulièrement appel à Henrik pour de petits dépannages, a recueilli depuis deux ans le petit Vassili sans famille. Très curieuse, elle a préparé une tarte à la viande dont elle distribue les parts à ses voisines, qui lui offrent un verre de sherry pendant sa tournée en&amp;nbsp; plus de se raconter leurs soucis et les nouvelles. Elle passe même chez «&amp;nbsp;la triste Loussia&amp;nbsp;», sèche et grise alors que les autres portent des couleurs et engraissent &lt;em&gt;«&amp;nbsp;pour tromper la mort et le froid&amp;nbsp;».&lt;/em&gt; Celle-ci préfère chauffer, elle se dit frileuse comme l’est son petit Aliocha (mort depuis trente ans) et ne réagit qu’à peine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Anna s’inquiète quand Henrik la laisse seule à compter les obus qui tombent, mais leurs rapports se sont distancés, il ne se confie plus à elle. Quant au conflit larvé qui se poursuit, il convient &lt;em&gt;«&amp;nbsp;aussi bien à Kiev qu’aux rebelles et à leur parrain moscovite. Tant que le nombre de morts restait limité, personne n’était prêt à des concessions. Et les Occidentaux pouvaient oublier cette demi-guerre sur laquelle ils n’avaient aucune prise.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Il lui faut toute l’autorité de sa fonction et de son âge pour passer le check-point à l’entrée du village où habite Alina, la mère du petit Sacha, qu’il veut interroger. Cette ancienne comptable n’a plus d’emploi, à peine de quoi survivre. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Son fils était mort&amp;nbsp;; il n’avait rien à lui offrir.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;L’enfant n’a pas été violé. Aucune trace d’ADN ni d’empreinte digitale. Seul indice&amp;nbsp;: des résidus de poussière de charbon sur le corps. Les différentes pistes sur lesquelles le policier enquête ne mènent à rien. A l’enterrement du petit Sacha, il y a foule. Le général de police est parvenu à négocier une trêve pour la durée de la cérémonie. A la sortie de l’église, quand le petit cercueil arrive au bas des marches, Henrik voit Ioulia s’agenouiller, tête baissée, et puis tous les autres, ce qui n’est pas une coutume dans le Donbass&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Elle existait donc, se dit le policier, cette unité qui faisait défaut à l’Ukraine, cette identité introuvable. Dans la mort.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Lui se contente de s’incliner et observe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Un ancien camarade de combat, qu’on dit &lt;em&gt;«&amp;nbsp;revenu cinglé d’Afghanistan&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, Arseni Ostapovitch, très agité, vient alors le trouver : &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Mon adjudant, ça ne te rappelle rien&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Henrik ne se souvient pas. Ensuite c’est le gros Levon Andrassian, le patron de la ville, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;aussi adroit dans la gestion des livres de comptes que dans le maniement des armes&amp;nbsp;».&lt;/em&gt; Henrik en profite pour l’interroger sur ses trafics : on a vu des camions déchargés en vitesse de sacs de charbon puis rechargés de caisses au contenu inconnu. L’Arménien ne nie pas la contrebande, puis le somme de trouver vite un coupable, pour que les esprits se calment. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Enfin la vieille Loussia s’adresse à lui qui a aussi perdu un enfant, lui parle de la mère de Sacha&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Elle est encore jeune, après tout… Mais ça ne va pas aller&amp;nbsp;! Jamais. Et vous, vous le comprenez, Henrik.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Anna ne l’a pas accompagné à l’enterrement, elle lui a repassé sa chemise à la perfection, son activité préférée pour ne pas penser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Rumeurs et indices vont mener Henrik sur de fausses pistes, jusqu’à ce qu’il comprenne enfin le mobile du crime. &lt;a title=&quot;Aussi en Poche&quot; href=&quot;https://www.livredepoche.com/livre/donbass-9782253079453&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Donbass&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; raconte cette enquête policière et, tout autant, la façon dont on vit dans une région où la guerre est devenue routine, où la vie est devenue survie, au milieu des trafics, de la corruption, de la drogue et de l’alcool. Le roman de Benoît Vitkine nous bouleverse, tant l’histoire est triste et dure. Dans cette région que se disputent l’Ukraine et la Russie depuis tant d’années, tant de choses se sont passées que l’espoir d’une réconciliation paraît d’une fragilité extrême.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Quoi dire ?</title>
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        <updated>2018-09-15T08:30:00+02:00</updated>
        <published>2018-09-15T08:30:00+02:00</published>
        <summary>       «&amp;nbsp;Elle aurait dû écrire sur tout ça. Ce serait plus marrant que...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/02/3015144563.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener noreferrer&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1013769&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/02/1974738201.jpg&quot; alt=&quot;fred vargas,l'homme aux cercles bleus,l'homme à l'envers,littérature française,roman policier,adamsberg,enquête,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Elle aurait dû écrire sur tout ça. Ce serait plus marrant que d’écrire sur les pectorales des poissons. - Oui, mais quoi&amp;nbsp;? dit-elle tout haut en se levant d’un bloc. Ecrire quoi&amp;nbsp;? Pour quoi faire, écrire&amp;nbsp;? Pour raconter de la vie, se répondit-elle. Foutaises&amp;nbsp;! Au moins, sur les pectorales, on a quelque chose à raconter que personne ne sait. Mais le reste&amp;nbsp;? Pour quoi faire, écrire&amp;nbsp;? Pour séduire&amp;nbsp;? C’est ça&amp;nbsp;? Pour séduire les inconnus, comme si les connus ne te suffisaient pas&amp;nbsp;? Pour t’imaginer rassembler la quintessence du monde en quelques pages&amp;nbsp;? Quelle quintessence à la fin&amp;nbsp;? Quelle émotion du monde&amp;nbsp;? Quoi dire&amp;nbsp;? Même l’histoire de la vieille musaraigne n’est pas intéressante à dire. Ecrire, c’est rater.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Deux fois Adamsberg (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2018/08/25/deux-fois-adamsberg-3113546.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener noreferrer&quot;&gt;Fred Vargas&lt;/a&gt;,&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt; L’homme aux cercles bleus&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;BibliObs&quot; href=&quot;https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20180525.OBS7198/fred-vargas-recoit-le-prix-princesse-des-asturies-2018.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener noreferrer&quot;&gt;Fred Vargas reçoit le prix Princesse des Asturies 2018&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>CR277 : territoires - Olivier Norek</title>
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        <updated>2015-03-29T23:26:00+02:00</updated>
        <published>2015-03-29T23:26:00+02:00</published>
        <summary>   Si je ne m’abuse, c’est la première fois que je commente un roman paru...</summary>
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          &lt;p style=&quot;line-height: 1.38; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial; color: #000000; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap; background-color: transparent;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-857096&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://doelan.blogspirit.com/media/01/01/3186175344.jpg&quot; alt=&quot;compte rendu de lecture, kindle, polar, roman, roman policier, olivier norek, banlieue, &quot; /&gt;Si je ne m’abuse, c’est la première fois que je commente un roman paru chez Michel Lafon, &amp;nbsp;maison qui en général ne fait pas dans la dentelle. Avec &lt;em&gt;territoires&lt;/em&gt;, Olivier Norek n’en fait pas non plus mais une chronique lue je ne sais plus où m’avait mis l’eau à la bouche. Au départ j’avais peur du &lt;em&gt;syndrome James Ellroy&lt;/em&gt; (qui conduit à ne déjà plus rien comprendre au bout de quelques minutes de lecture) mais la crainte s’est vite dissipée, &lt;em&gt;territoires&lt;/em&gt; faisant partie des romans qui vous happent dès le début. Point de fioritures, point de blabla et de descriptions inutiles, l’auteur n’est pas un fan du nouveau roman ! De l’action avant toute chose, des chapitres courts, un rythme soutenu pour une histoire &amp;nbsp;tout à fait crédible. Il faut dire qu’en sa qualité de flic (en disponibilité), Olivier Norek connaît son sujet, en particulier ici la mainmise d’un gang sur une ville de la banlieue parisienne. Il y a bien quelques clichés, comme par exemple la personnalité du capitaine Coste trop genre Belmondo dans &lt;em&gt;le solitaire&lt;/em&gt; ou la rivalité un peut trop exagérée pour être honnête entre la brigade des stup &amp;nbsp;et la BAC, encore que sur ce dernier point, il y a sans doute du vrai. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 1.38; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial; color: #000000; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap; background-color: transparent;&quot;&gt;Olivier Norek nous plonge donc dans le quotidien de la police dans une cité gangrenée par la violence et dont la drogue est la seule planche de salut pour les dealers et pour les consommateurs. Si ce ne sont les flics qui font ce qu’ils peuvent, c’est à dire la plupart du temps pas grand chose, l’Etat est aux abonnés absents, la maire est de mèche avec les caïds vers qui elle détourne des subventions afin de maintenir un semblant de paix. Ce qui met le feu aux poudres dans la bonne ville de Malceny ( ou de braves &amp;nbsp;retraités sont forcés de cacher des pains de cocaïne et des liasses de billets dans leurs appartements), c’est qu’un nouveau caïd a décidé de remplacer le précédent en le dézinguant ainsi que toute son équipe. Victor Coste qui devait prendre quelques jours de congés avec son amie ( cliché polar aussi) doit reporter le départ et prendre les choses en main, aidé par une équipe d’attachants gais lurons. Mais cette tentative de reprise en main dans ces zones de non-droit ne se fait pas sans dommages. Sur l'ordre de la maire , la police municipale provoque les jeunes pour faire éclater des émeutes afin que la ville de Malceny soit sous le feu des projecteurs et &amp;nbsp;pour que la maire qui n’avait déjà pas les cuisses propres puisse obtenir du ministère de la ville des subventions supplémentaires afin de satisfaire le nouveau chef de gang (dont le lieutenant est un gosse de 12 ans) . Mais l’équipe de Coste assure et le tout finit à la fin du roman (je sais, c'est pas drôle). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 1.38; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial; color: #000000; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap; background-color: transparent;&quot;&gt;En plus d’être un bon polar, ce roman nous montre le quotidien d’une ville de banlieue (dont la dernière quincaillerie a fermé depuis longtemps si tant est qu’il y en a déjà eu une et où le terme de ‘vandalisés’ semble bien faible pour décrire ce qu’il advient des cabines téléphoniques), la misère sociale, la violence, le trafic de drogues et montre l’impuissance des politiciens qui en sont réduits à devoir partager leur maigre pouvoir avec des malfrats. Je ne pense pas que ce soit exagéré même si pour pimenter le roman l’auteur a condensé le pire de ce que peut subir ce type de ville. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 1.38; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial; color: #000000; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap; background-color: transparent;&quot;&gt;Evidemment, ce n’est pas de la littérature mais ce n’était pas l’intention de l’auteur qui a rempli son cahier des charges et qui avec ce genre de roman réaliste n'a pas dû se faire que des amis. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 1.38; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 1.38; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.marianne.net/Comment-les-maires-du-93-tiennent-leurs-villes_a241886.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial; color: #000000; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap; background-color: transparent;&quot;&gt;Interview de l'auteur sur le site de Marianne&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 1.38; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 1.38; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial; color: #000000; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap; background-color: transparent;&quot;&gt;éditions Michel Lafon, parution : 09/2014, lecture mars 2015, 394 pages, kindle. 4/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 1.38; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 1.38; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial; color: #000000; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap; background-color: transparent;&quot;&gt;Loïc LT&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>CR261 : juste une ombre : Karine Giebel</title>
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        <updated>2014-06-06T08:08:49+02:00</updated>
        <published>2014-06-06T08:08:49+02:00</published>
        <summary>   Un soir, je m'apprêtais à partir faire mon footing et j’étais dans la...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-805173&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://doelan.blogspirit.com/media/02/01/2354036137.jpg&quot; alt=&quot;compte rendu de lecture,polar,roman policier,livre,lecture&quot; /&gt;Un soir, je m'apprêtais à partir faire mon footing et j’étais dans la chambre en train de me mettre en tenue quand je tombe sur ce livre dans la bibliothèque de ma femme. On le lui avait offert à noël. Son titre et sa couverture ne me donnent pas envie...mais par curiosité comme ça, je le prends et commence à le lire histoire de voir vite fait de quoi il en retourne. Je lis le premier chapitre rapidement et file.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Plus tard en rentrant, je prends ma douche et tout et en rentrant dans la chambre, je revoir le livre et je me dis ‘tiens j’aimerais quand même bien savoir si cette Cloé sans h est une folle dingue ou quoi'. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;J’ai dévoré le livre en quelques jours.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Si vous êtes une femme, que vous vivez seule, que vous avez peur dans le noir et que vous avez même de loin un petit côté paranoïaque, je vous déconseille cette lecture. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Pour le reste, amateurs de sensations fortes et de films d’Hitchcock, allez l’acheter et lisez-le. Offrez-le à des amis. Karine Giebel gagne à êtres connue. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;C’est donc l’histoire de Cloé sans h après le C, belle et intelligente cadre haut placée dans une agence de pub, qui a tout pour elle et qui à partir d’un soir où elle regagne seule sa voiture, se croit poursuivie et harcelée par un type en cagoule avec une capuche. Personne ne la croit, on la prend pour une paranoïaque sauf un flic un peu barjot et désœuvré (un des rares lieux communs de ce polar). Mais l’homme a la capuche qu’elle appelle l’ombre se fait de plus en plus menaçant. Cloé perd pied.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ce polar est une longue descente en enfer. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ce que j’ai crains pendant la lecture, c’est que ça se termine par un &amp;nbsp;happy end avec le sauveur qui arrive juste au bon moment. Je ne vais pas vous dire que qu’il advient de Cloé mais le final n’est pas celui que je craignais. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un bon polar qui vous fait vérifier deux fois si vous avez bien verrouillé vos portes avant de vous coucher...à bon entendeur, salut.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 15px; font-family: Arial; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap; background-color: transparent;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pocket puis kindle, lecture : juin 2014, note : 4.5/5&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>CR259 : la mystérieuse affaire de Styles - Agatha Christie</title>
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        <updated>2014-04-17T18:10:00+02:00</updated>
        <published>2014-04-17T18:10:00+02:00</published>
        <summary>   Je n'avais pas lu un Agatha Christie depuis au moins 25 ans. Je me...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://doelan.blogspirit.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-795975&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://doelan.blogspirit.com/media/02/02/519236533.jpg&quot; alt=&quot;8603497_1.jpg&quot; /&gt;Je n'avais pas lu un Agatha Christie depuis au moins 25 ans. Je me souviens qu'abonné à la bibliothèque de Languidic, je m'y rendais régulièrement à vélocipède, j'empruntais 2 ou 3 Agatha que je dévorais dans les bois et les champs environnant Berloch, puis je les rendais et en reprenais d'autres. Cela a duré jusqu'à épuisement. Après, je ne me souviens plus ce que je me suis mis à lire ; il y a eut les Maurice Leblanc, les Gaston Leroux, puis les Stephen King je crois puis Zola aussi à cette période-là. C'était vraiment bien. C'était tout un monde qui s'ouvrait à moi. Paradoxalement, en ces temps &amp;nbsp;collégiens, je détestais le français, j'étais même un des pires éléments de la classe.&amp;nbsp;En quatrième, j'avais une prof qui m'avait pris en grippe. Je ne m'explique pas trop tout cela.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Pendant cette période faste, j'avais donc lu &lt;em&gt;la mystérieuse affaire de Styles&lt;/em&gt;. D'ailleurs, au bout de quelques pages de cette relecture, certains noms me sont revenus à l'esprit sauf heureusement l'identité de l'assassin.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;L’atmosphère&amp;nbsp;des romans de Christie m'est toujours aussi agréable même s'il faut mettre de côté l'agacement que peut procurer ces meurtres perpétrés dans la haute aristocratie anglaise pour des raisons d'argent la plupart du temps. Dans celui-ci, cerise sur le&amp;nbsp;gâteau, les faits se déroulent pendant la première&amp;nbsp;guerre mondiale. Le château de Styles Court se situe dans la campagne anglaise profonde et la guerre de tranchées n'est qu'un événement lointain dont les nobles ne se sentent pas concernés. Même si , c'est 'grâce' à la guerre qu'Hercule Poirot se situe dans les parages (de toute façon, partout où Poirot va, un meurtre est commis) puisqu'il a dû fuir la Belgique que les allemands ont annexée.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Est-il utile que je raconte l'histoire ? non. Est-ce un bon Christie (c'est d'ailleurs le premier et c'est amusant de voir Hastings, l'ami de Poirot de trouver qu'il est temps que ce dernier prenne sa retraite alors qu'il s'agit de la première enquête de l'Hercule) ? Je le pense. &lt;em&gt;La Mystérieuse affaire de Styles&lt;/em&gt; préfigure tout ceux qui vont suivre, il pose les bases, on va dire : présentation de Hercule Poirot et de Arthur Hastings...et puis l'auteur met pour la première fois en oeuvre sa méthode qui consiste à tromper le lecteur jusqu'au troisième degré. Ce roman n'est peut-être pas aussi mémorable que &lt;em&gt;les dix petits nègres&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;le meurtre de John Biloot&lt;/em&gt; mais comme pilote, c'est déjà une belle &amp;nbsp;réussite.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;lecture : avril 2014, kindle, 4/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Loïc LT&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Les faibles</title>
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        <updated>2013-02-26T20:20:00+01:00</updated>
        <published>2013-02-26T20:20:00+01:00</published>
        <summary>   «&amp;nbsp;Il avait proclamé son innocence, il avait essayé de se suicider…...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: medium;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Il avait proclamé son innocence, il avait essayé de se suicider… Non, il n’avait pas été un personnage très brillant… Dieu merci, pensa Studer&amp;nbsp;; il n’aimait pas particulièrement les héros. Il trouvait que c’était justement les faibles qui rendaient les hommes dignes d’être aimés…&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Friedrich Glauser,&lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Le Maigret suisse&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2013/02/23/le-maigret-suisse.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; L’inspecteur Studer&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/01/52189817.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-140362&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/1000180508.jpg&quot; alt=&quot;glauser,l'inspecteur studer,roman policier,littérature allemande,suisse,enquête,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Le Maigret suisse</title>
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        <updated>2013-02-25T08:30:00+01:00</updated>
        <published>2013-02-25T08:30:00+01:00</published>
        <summary>   Le Maigret suisse , vous vous souvenez&amp;nbsp;?   Le thé des trois vieilles...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;« Le Maigret bernois » par Thibaut Kaeser (Echomagazine)&quot; href=&quot;http://www.echomagazine.ch/index.php?option=com_content&amp;amp;view=article&amp;amp;id=149&amp;amp;Itemid=2&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Maigret suisse&lt;/a&gt;, vous vous souvenez&amp;nbsp;? &lt;a title=&quot;Drôle de thé (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2013/01/02/drole-de-the.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Le thé des trois vieilles dames&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; m’a menée à &lt;em&gt;L’inspecteur Studer&lt;/em&gt; de Friedrich Glauser (traduit de l’allemand par Catherine Clermont). Dans la préface, Frank Göhre, auteur d’une biographie&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;d&lt;/span&gt;e cet écrivain singulier, indique qu’il a écrit ce roman policier en deux mois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/02/1624568802.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-140357&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/382836382.jpg&quot; alt=&quot;Glauser Wachtmeister Studer.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: xx-small;&quot;&gt;Edition de 1941 &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: xx-small;&quot;&gt;© &lt;a title=&quot;Source de l'illustration&quot; href=&quot;http://schlick.ch/s/galerie/gal_glauser.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Schlick.ch&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: medium;&quot;&gt;Nous suivons l’inspecteur attaché à la police du canton de Berne jusqu’à la cellule du prisonnier Schlumpf dans le château de Thoune, où il vient de se pendre avec sa ceinture à une barre de la fenêtre. Studer se précipite, le détache et lui fait la respiration artificielle, &lt;a title=&quot;Un extrait du film sur YouTube (merci JEA)&quot; href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=OBpv85ZFFNw&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;juste à temps&lt;/a&gt;. C’est lui qui a arrêté ce garçon pour le meurtre d’un commis-voyageur, Wendelin Witschi, dont le cadavre a été retrouvé dans la forêt, délesté des trois cents francs (suisses, n'oubliez pas) que contenait son portefeuille. Or le jeune Schlumpf, aide-jardinier aux pépinières Ellenberger et sans le sou, connu de la police pour divers cambriolages, a sorti un billet de cent francs pour payer ses consommations (inhabituelles) à l’auberge de l’Ours.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: medium;&quot;&gt;Studer est étonné&amp;nbsp;: le garçon se tenait tranquille depuis deux ans, et Sonia, la fille de Witschi est sa petite amie – ça ne colle pas. En parlant avec Schlumpf, il apprend qu’il allait bientôt succéder au jardinier-chef, Cottereau, l’homme qui a trouvé le cadavre. Devant le juge d’instruction en chemise de soie blanche, Studer est clairement le plus expérimenté des deux – &lt;em&gt;«&amp;nbsp;un homme plus tout jeune, qui n’avait rien d’extraordinaire&amp;nbsp;: chemise à col mou, costume gris quelque peu déformé par sa corpulence&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, visage pâle et maigre, moustache. Il ne croit pas à la culpabilité de Schlumpf et, après avoir compris à temps que le juge ne supporte pas l’odeur de son cigare &lt;a title=&quot;Brissago, le cigare suisse&quot; href=&quot;http://www.myswitzerland.com/fr/Fabrique-de-cigares-Centro-Dannemann.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Brissago&lt;/a&gt;, obtient de continuer l’enquête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: medium;&quot;&gt;Studer joue au billard quand il entend quelqu’un parler de Witschi&amp;nbsp;: c’est Ellenberger, le pépiniériste qui emploie Schlumpf et d’autres anciens prisonniers. Il invite l’inspecteur à se rendre sur place, à Gerzenstein, s’il veut comprendre quelque chose à cette affaire. Dans le train, l’inspecteur remarque une jeune fille en train de lire un stupide roman de &lt;a title=&quot;Notice Wikipedia&quot; href=&quot;http://de.wikipedia.org/wiki/Felicitas_Rose&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Felicitas Rose&lt;/a&gt; et d’y écrire une dédicace avec un stylo masculin (un Parker Duofold)&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ta Sonia…&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; C’est la fille de Witschi, la petite amie du présumé coupable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/01/1716978180.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-140358&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/02/1878868102.jpg&quot; alt=&quot;Stylo Parker Duofold 1930.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: xx-small;&quot;&gt;Parker Duofold 1930&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;line-height: 115%;&quot;&gt;© &lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Source de l'illustration&quot; href=&quot;https://www.proxibid.com/asp/LotDetail.asp?ahid=6215&amp;amp;aid=58752&amp;amp;lid=14760984&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Proxibid.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: medium;&quot;&gt;En la suivant à la sortie de la gare, l’enquêteur la voit remettre ce stylo qui l’intrigue à un garçon coiffeur – il apprendra bientôt que c’était le Parker du père Witschi. Et comme dans un Simenon, voilà notre homme qui prend une chambre à l’auberge de l’Ours avant de se rendre chez le gendarme Murmann. Celui-ci croit comme lui à l’innocence de Schlumpf.&amp;nbsp;D'abord s’imprégner de l’atmosphère des lieux, faire connaissance avec les villageois.&lt;em&gt; «&amp;nbsp;Mon Dieu, les hommes étaient les mêmes partout&amp;nbsp;: en Suisse, ils se cachaient quand ils voulaient passer la mesure et, aussi longtemps que personne ne le remarquait, leurs compatriotes fermaient les yeux.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: medium;&quot;&gt;Le manège de la serveuse avec le frère de Sonia à l’auberge, l’affichette &lt;em&gt;«&amp;nbsp;chambre à louer&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; qui a déjà valu deux visiteurs intéressés à la logeuse de Schlumpf chez qui il trouve un Browning sous une pile de papiers, la disparition de Cottereau annoncée à la radio, la maison des Witschi (&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Repos alpestre&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;) en piteux état où il trouve des douilles dissimulées dans un vase à l’intérieur, la parenté des Witschi avec Aeschbacher, le maire de Gerzenstein… Studer collectionne les indices&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ce sont moins les faits qui m’intéressent que l’atmosphère dans laquelle ces gens vivaient&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, confie-t-il à son ami gendarme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: medium;&quot;&gt;Il n’est pas sans intérêt pour lui (ni pour&amp;nbsp;nous) de voir dans la chambre de Schlumpf des romans sentimentaux ou policiers, dont l’un porte le titre de &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Coupable innocent&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, ni d’assister à un concert de jazz du Convict Band, groupe d’anciens détenus qui se sont connus chez Ellenberger. Lorsque le maire propose à Studer de prendre sa retraite pour un emploi mieux payé qu’il lui procurera, puis lui parle de sa voiture volée, voilà qu’un coup de téléphone du juge d’instruction le rappelle à Berne&amp;nbsp;: Schlumpf est passé aux aveux, l’affaire est réglée. Studer est furieux, il n’a pas dit son dernier mot.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/00/1348512953.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-140359&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/1167762037.jpg&quot; alt=&quot;Glauser Wachtmeister Studer interprète.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: xx-small; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-language: EN-US; mso-ansi-language: NL-BE; mso-bidi-language: AR-SA;&quot; lang=&quot;NL-BE&quot;&gt;Heinrich Gretler, l’interprète de l’inspecteur Studer &lt;span style=&quot;line-height: 115%;&quot;&gt;© &lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 14pt; mso-ansi-language: NL-BE;&quot; lang=&quot;NL-BE&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.kinokunstmuseum.ch/movie/1215&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://www.kinokunstmuseum.ch/movie/1215&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: medium;&quot;&gt;Une note de l’éditeur donne quelques indications sur la réception du roman d’abord intitulé &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Schlumpf Erwin, meurtre&amp;nbsp;».&lt;/em&gt; En 1935, Glauser en avait lu des extraits devant des écrivains à Zurich, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;d’une voix chantante&amp;nbsp;».&lt;/em&gt; Le silence, quand il s’était tu, l’avait d’abord inquiété, puis tout le monde en fit l’éloge. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;C’était un roman avec un contenu social essentiel. C’était le village suisse (…) C’était un miroir de notre temps (…) qui renvoie une image non déformée, sans flatterie ni haine, avec force et clarté.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Wachtmeister&amp;nbsp;Studer&lt;/em&gt; parut en 1936 puis fut adapté au cinéma, sous le même titre, en 1939. Ce collègue de Sherlock Holmes, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;homme singulier, nouveau, un homme chaleureux, un simple Suisse&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; (d’après une annonce de l’époque), allait devenir grâce à l'écran un personnage connu, familier à beaucoup plus de Suisses que de lecteurs de Glauser. Bien avant l’apparition de Columbo sur les écrans télévisés, l’inspecteur à l’imperméable bleu, fumeur de cigares et amateur de grogs, qui fait souvent allusion à sa femme, compose un personnage d’enquêteur patient, mélancolique, curieux des êtres, comme le commissaire de Simenon que Glauser aimait lire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        </author>
        <title>Drôle de thé</title>
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        <updated>2013-01-03T08:30:00+01:00</updated>
        <published>2013-01-03T08:30:00+01:00</published>
        <summary>  Genève, place du Molard, deux heures du matin. Un jeune Anglais élégamment...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Genève, place du Molard, deux heures du matin. Un jeune Anglais élégamment vêtu se déshabille, puis tombe évanoui comme une masse – il mourra plus tard à l’hôpital, empoisonné. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Louis Dominicé, un vieux professeur de psychologie, dit «&amp;nbsp;le maître&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Des mouches qui bourdonnent, des nuages d’insectes. Un paquet d’aiguilles.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a style=&quot;text-align: center;&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/02/351614646.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-137974&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/02/2974072637.jpg&quot; alt=&quot;glauser,le thé des trois vieilles dames,liitérature allemande,suisse,roman policier,genève,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Le Dr Thévenoz, fiancé à une Américaine assistante en psycho, Madge Lemoyne, au physique de «&amp;nbsp;madone expressionniste&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Ronny, le chien de Madge, un airedale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Le jeune assistant du Dr, Rosenstock, qui trouve que l’hyoscyamine ressemble à «&amp;nbsp;un prénom de femme d’une pièce de Maeterlinck&amp;nbsp;» (la jusquiame des sorcières). Il a deux frères et tombe amoureux de Natalia Kuligina, «&amp;nbsp;incarnation de la Russie éternelle&amp;nbsp;» ou agente quatre-vingt-trois, selon ses interlocuteurs. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Un commissaire à barbiche. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Sir Avindranath Eric Bose, inquiet pour son secrétaire (le mort).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Jane Pochon, «&amp;nbsp;un ancien medium avec qui le maître a travaillé&amp;nbsp;», collaboratrice de Dominicé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Des bars et des hôtels cosmopolites. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Des hallucinations. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Baranoff, «&amp;nbsp;une personnalité trouble&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Le correspondant du journal Le Globe, O’Key, rappelé de Collioure où il passait ses vacances – «&amp;nbsp;mais aussi collaborateur de l’Intelligence Service (ce que peu de gens savent)&amp;nbsp;». Irlandais aux cheveux «&amp;nbsp;rouges&amp;nbsp;», forcément.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Un procureur et sa riche épouse toujours en robe de soie violette. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Un conseiller d’Etat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;La mort d’un pharmacien, second empoisonnement du même type.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Une vieille écrivaine du nom d’Agnès Sorel, «&amp;nbsp;d’une si monstrueuse laideur qu’elle en redevient belle, comme un bouledogue de race&amp;nbsp;», l’une des «&amp;nbsp;trois vieilles dames&amp;nbsp;» qui boivent le thé ensemble.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Des projets de traité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Un cours de psychologie très couru dans la plus grande salle de l’université.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Beaucoup de questions, quelques interrogatoires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Un troisième décès suspect.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Mystères, manies et bizarreries.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Humour noir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Atmosphère, atmosphère.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Pourquoi le professeur, spécialiste des poisons, était-il sorti dans la nuit&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Où est passée la serviette de Crawley (le secrétaire anglais)&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Qui se fait appeler George Whistler, dans la maison De la Rive&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Qui mettra fin à cette série mortelle&amp;nbsp;? – «&amp;nbsp;Comment dit Arsène Lupin déjà&amp;nbsp;? Seuls les idiots devinent&amp;nbsp;? Je ne devine pas, je combine.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/1670241749.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-137976&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/3846496824.jpg&quot; alt=&quot;glauser,le thé des trois vieilles dames,liitérature allemande,suisse,roman policier,genève,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Source de l'illustration&quot; href=&quot;http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b7d068d0-9d31-11e1-8fb2-3ab1e2d74e12/La_noire_puissance_de_la_carte_%C3%A0_gratter&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Illustration&lt;/a&gt; de &lt;a title=&quot;Notice Wikipedia&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Hannes_Binder&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Hannes Binder&lt;/a&gt; pour son livre &lt;em&gt;Glauser Fieber&amp;nbsp; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 14pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;© Hannes Binder&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: xx-small;&quot;&gt;On devine le visage de l’écrivain Friedrich Glauser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Notice Wikipedia&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Glauser&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Friedrich Glauser&lt;/a&gt; (1896-1938), «&amp;nbsp;le Simenon suisse&amp;nbsp;» (son Maigret s’appelle &lt;a title=&quot;« Le Maigret bernois s'appelait l'inspecteur Studer » (Echomagazine, 30/8/2012)&quot; href=&quot;http://www.echomagazine.ch/index.php?option=com_content&amp;amp;view=article&amp;amp;id=149&amp;amp;Itemid=2&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Studer&lt;/a&gt;) vous invite&amp;nbsp;dans la Genève des années vingt&amp;nbsp;: c’est &lt;a title=&quot;Présenté par Olivier Barrot&quot; href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=Pj5Hixo6Wxk&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Le thé des trois vieilles dames&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, un roman policier traduit de l’allemand par Daniel Renaud. &lt;a title=&quot;Sa tombe à Zurich&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:GrabFGlauser.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L’écrivain&lt;/a&gt; morphinomane – &lt;a title=&quot; « Friedrich Glauser, une vie en fuite » par Catherine Cossy (Le Temps, 30/1/2012)&quot; href=&quot;http://www.letemps.ch/Page/Uuid/29667188-4ab7-11e1-a37f-11c0704c0858#.UOBTYW-qnu0&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;sa vie&lt;/a&gt; romanesque a inspiré un &lt;a title=&quot;&amp;quot;Splendeurs et misères de Glauser&amp;quot; par Joëlle Gracq (Payot libraire)&quot; href=&quot;http://www.payot.ch/fr/dossiers-d'actualite/actualit-eacute-du-livre/splendeurs-et-mis-egrave-res-de-glauser-&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;film&lt;/a&gt;, il a même été mineur à Charleroi – &amp;nbsp;a donné son nom au Glauser-Preis, « Prix Goncourt » du meilleur roman policier en allemand.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt; «&amp;nbsp;J’aimerais voir s’il est possible d’écrire des histoires sans sentimentalisme au sirop de framboise et sans rugissements sensationnalistes qui plaisent à mes camarades, les aides jardiniers, les maçons et leurs femmes, en bref, qui plaisent à la grande majorité.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; (F. Glauser)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>shako</name>
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        <title>CR232 : le bouchon de Cristal - Maurice Leblanc</title>
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        <updated>2012-06-07T00:39:00+02:00</updated>
        <published>2012-06-07T00:39:00+02:00</published>
        <summary>   Alors que j'avais aux alentours de quinze ans, je me rappelle clairement...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-673460&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://doelan.blogspirit.com/media/01/00/3592801754.jpg&quot; alt=&quot;45959_9814497.jpg&quot; /&gt;Alors que j'avais aux alentours de quinze ans, je me rappelle clairement que m'étant mis subitement à lire, j'avais englouti tous les Agatha Christie que contenait la bibliothèque de Languidic, quelques autres auteurs britanniques (P.D James, Patricia Highsmith...), et ensuite, je m'étais replié sur des auteurs français dont Maurice Leblanc. J'ai découvert alors &amp;nbsp; les Arsène Lupin. Je me souviens d'une jubilation intense. Par contre, je ne me souviens plus vraiment des titres que j'ai lus. Peut-être &lt;em&gt;le bouchon de Cristal&lt;/em&gt; en faisait-il partie. En tout cas, je n'en avais pas relu &amp;nbsp;depuis cette période.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Encouragé par le prix (tout Lupin pour deux euros sur liseuse) et peut-être inconsciemment par l'envie de retrouver un parfum d'adolesence, je me suis porté acquéreur des oeuvres complètes de Maurice Leblanc. Et j'ai choisi ce roman par hasard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;C'est l'histoire d'un député qui pratique le chantage grâce à la possession d'une liste de noms de personnalités ayant trempés dans un scandale financier. Un peu par hasard &amp;nbsp;(un cambriolage qui tourne mal), Lupin se trouve impliqué dans l'affaire. Un peu par hasard aussi, la liste lui tombe sur le paletot...pour lui être subtilisée aussitôt. Arsène Lupin ne comprend rien, quelqu'un se moque de lui...pendant une bonne partie du roman, il est le dindon de la farce du député Daubrecq, le maître chanteur. Courses poursuites, espionnages, cambriolages se succèdent..le temps joue contre Lupin dont un ami est sur le point de se faire guillotiner. Et puis, alors qu'on croit Lupin vaincu, il l'emporte et tout finit bien. Évidemment. A quinze ans, ça m'amusait, ça me passionnait même...aujourd'hui, je trouve que c'est juste un peu divertissant..mais surtout prévisible et répétitif. &amp;nbsp;Mais ce qu'on recherche aussi en lisant Maurice Leblanc, c'est peut-être ce charme un peu désuet de la France de la belle époque, les moustaches qui frisent, le haut-de-forme, les décapotables et les magouilles de la IIIème république. A lire, en ce qui me concerne comme lecture intermédiaire.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;lecture : mai/juin 2012, kindle, note : 2.5/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Marie GILLET</name>
            <uri>http://bonheurdujour.blogspirit.com/about.html</uri>
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        <title>3 avril 2012. Soirée polar.</title>
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        <updated>2012-04-04T05:34:18+02:00</updated>
        <published>2012-04-04T05:34:18+02:00</published>
        <summary>  S’installer le soir avec un bon polar :  L’hermine était pourpre  et lire...</summary>
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          &lt;em&gt;&lt;strong&gt;S’installer le soir avec un bon polar : &lt;u&gt;L’hermine était pourpre&lt;/u&gt; et lire jusqu’à tard dans la nuit.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;
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        <author>
            <name>shako</name>
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        <title>CR228 : hypothermie : Arnaldur Indriðason</title>
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        <updated>2012-03-08T22:08:52+01:00</updated>
        <published>2012-03-08T22:08:52+01:00</published>
        <summary>   Je ne vais pas vraiment faire de compte rendu de ce roman policier (mais...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;internal-source-marker_0.6851153797797904&quot; style=&quot;font-size: 16px; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-652272&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://doelan.blogspirit.com/media/02/02/3196571587.jpg&quot; alt=&quot;hypothermie9782757822814.jpg&quot; /&gt;Je ne vais pas vraiment faire de compte rendu de ce roman policier (mais globalement, mes comptes rendus en sont-ils vraiment ?). Juste dire qu’il remplit pleinement les conditions qui font un bon polar : une bonne histoire et du suspens. C’est le deuxième Arnaldur Indridason que je lis et ce ne sera pas donc pas le dernier. Il y en a quelques autres et cette idée me réjouit. J’avais découvert cet auteur lors de ma suite islandaise pendant l’été 2010 avec &lt;a href=&quot;http://doelan.blogspirit.com/archive/2011/08/01/cr213-l-homme-du-lac-arnaldur-indridason.html&quot;&gt;&lt;em&gt;l’homme du lac&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Il mettait en scène Erlendur Sveinsson, ce même flic qui apparait dans plusieurs romans d’Indridason dont &lt;em&gt;hypothermie&lt;/em&gt;. C’est un flic attachant, teigneux, tourmenté par son enfance, par ses enfants, un type avec pas mal de failles, ce genre de flics qu’affectionnent les auteurs de polar (je pense à James Lee Burke par exemple ou Fred Vargas ). &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h1 style=&quot;text-align: justify;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16px; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Après cette lecture palpitante, j’ai ressenti le besoin de reprendre mes esprits et je me suis lancé sans trop y croire dans une relecture : &lt;em&gt;à l’ombre des jeunes filles en fleurs&lt;/em&gt; de Proust. Au début donc, c’était juste comme ça, pour m’amuser avec ma liseuse kindle mais je me suis laissé embarquer. Quelques passages me font même rire aux éclats : &lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 style=&quot;text-align: justify; padding-left: 30px;&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16px; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;...de même qu'au moment où un inconnu, avec qui nous venions d'échanger agréablement des impressions que nous avions pu croire semblables sur des passants que nous nous accordions à trouver vulgaires, nous montre tout à coup l'abîme pathologique qui le sépare de nous en ajoutant négligemment tout en tâtant sa poche : « C'est malheureux que je n'aie pas mon revolver, il n'en serait pas resté un seul »...&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 15px; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Ce qui nous éloigne du sujet de la note mais qu’importe. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br style=&quot;font-size: 15px; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 15px; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;lecture du 19.01 au 28.01.2012&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 15px; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Métailié, Noir, &amp;nbsp;294 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 15px; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;année de parution : 2007&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 15px; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;traduit par Eric Boury (2010)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 15px; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;note : 4/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Marie GILLET</name>
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        <title>26 janvier 2012. Polar suédois.</title>
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        <updated>2012-01-27T05:54:25+01:00</updated>
        <published>2012-01-27T05:54:25+01:00</published>
        <summary>  Passer la soirée en Suède, avec Kurt Wallander : L’homme inquiet, d’Henning...</summary>
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          &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Passer la soirée en Suède, avec Kurt Wallander : L’homme inquiet, d’Henning Mankell.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;
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        <author>
            <name>Marie GILLET</name>
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        </author>
        <title>11 décembre 2011. Mankell.</title>
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        <updated>2011-12-12T05:38:38+01:00</updated>
        <published>2011-12-12T05:38:38+01:00</published>
        <summary>  Lire une bonne partie de l’après-midi le dernier Mankell.  </summary>
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          &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Lire une bonne partie de l’après-midi le dernier Mankell.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;
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            <name>shako</name>
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        <title>CR219 : le temps de la sorcière - Arni Thorarinsson</title>
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        <updated>2011-09-18T21:44:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-18T21:44:00+02:00</published>
        <summary>   Comme dans  le cadavre dans la voiture rouge , le roman commence par la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://doelan.blogspirit.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;internal-source-marker_0.044730567714135305&quot; style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-613490&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://doelan.blogspirit.com/media/00/01/3250331958.jpg&quot; alt=&quot;tempss10.jpg&quot; /&gt;Comme dans &lt;em&gt;le cadavre dans la voiture rouge&lt;/em&gt;, le roman commence par la mutation d’un type ayant des problèmes avec l’alcool dans le nord de l’Islande. &amp;nbsp;Einar, le type en question est journaliste au quotidien &lt;em&gt;le journal du soir&lt;/em&gt; et doit donc couvrir l’actualité de la région d’Akureyri, un bled de 15.000 habitants. Il est flanqué de Joa une lesbienne avec qui il passe de bons moments et d’Asbjorn un mec avec qui il ne s’entend pas trop. Au début il s’ennuie et le lecteur aussi. Et puis un meurtre se produit et Einar mène sa propre enquête. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;L’intrigue est assez banale et cousue de fil blanc mais ce polar n’est pas inintéressant. C’est même le mieux écrit et le plus atmosphérique des trois polars de cette suite islandaise. Par contre, j’ai eu beaucoup de mal à m’y retrouver avec tous ces noms propres imprononçables, j’ai même failli me faire une fiche. Songez donc : Gunnhildur Bjargmundsdottir, Bjork Gudmunsdottir, Sigrun Thoroddsdottir, Asbjorg Sigrunardottir, Asgeir Eyvindarson, Kjartan Amarson, Runar Valgardsson sont quelques-uns des personnages principaux...et retenez ceci pour votre culture personnelle : en Islande, les noms des femmes finissent toujours par dottir (soit fille de) et celui des hommes par son (soit fils de). Le début du patronyme correspond au prénom. Ainsi par exemple, cela signifie que Gunnhildur Bjargmundsdottir est la fille d’un dénommé Bjargmund. Ce polar est par ailleurs peut-être celui qui m’a le plus appris sur la société islandaise contemporaine (ultra-libérale et corrompue). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le temps de la sorcière&lt;/em&gt; devait être le dernier roman de la suite islandaise mais on m’a prêté &lt;em&gt;hypothermie&lt;/em&gt; de Arnaldur Indridason (fils de Indrid donc). Peut-être alors. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;lecture : 1ère quinzaine de septembre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;points P2016, &amp;nbsp;426 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;année de parution : 1995&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;traduction par Eric Boury&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;note : 3.75/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://www.k-libre.fr/klibre-bo/upload/bundle/34/arni-thorarinsson-1.jpg&quot; alt=&quot;arni-thorarinsson-1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Arni Thorarinsson&lt;/p&gt;
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            <name>shako</name>
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        <title>CR182 : Potsdamer platz - Pieke Biermann</title>
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        <updated>2010-09-23T12:53:00+02:00</updated>
        <published>2010-09-23T12:53:00+02:00</published>
        <summary>   Je débute une petite série polar allemand avant de retrouver Thomas Mann...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://doelan.blogspirit.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot; id=&quot;internal-source-marker_0.8520588571772619&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://doelan.blogspirit.com/media/00/01/949172783.jpg&quot; id=&quot;media-519372&quot; alt=&quot;9782869305571.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Je débute une petite série polar allemand avant de retrouver Thomas Mann pour en finir peut-être avec la Germanie qui m’occupe depuis début juillet. Cette série dans la série commence de la pire des façons avec &lt;i&gt;potsdamer platz&lt;/i&gt; de Pieke Biermann.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Le cadre de ce polar est le Berlin-ouest du milieu des années 80, avant la chute du mur. Une critique de cinéma meurt alors qu’elle assiste à un concert de rock. De drôles d’enquêteurs enquêtent alors dans le milieu des médias, de la musique, des féministes et des prostitués. Une foultitude de personnages à peine présentés entrent alors en scène. Très vite, j’ai perdu pied et je n’ai pas non plus réussi à m’imprégner de l’atmosphère de l’époque et de l’endroit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Pénible à lire et mal boutiqué, dans quelques jours, il ne me restera rien de ce policier écrit selon la quatrième de couverture par “la révélation majeure du roman policier allemand des années 90”.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;roman , paru en 1987&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;traduit de l’allemand par Michèle Valencia&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;rivages/noir , 203 pages&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;lecture du 19 au 22&amp;nbsp; septembre 2010&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #000000; background-color: transparent; font-weight: normal; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;note : 0.5/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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